Energies et environnement

Se faire accompagner dans son projet de méthanisation

L’association Aile accompagne les futurs méthaniseurs dans l’élaboration de leur projet et leur propose un parcours de formation avec un tuteur expérimenté qui les accompagne jusqu’au démarrage de leur installation.

L’association Aile a été créée en 1995 par le réseau Cuma avec le soutien de l’Ademe. Si le cœur de métier était plutôt la biomasse, les thématiques d’économies de carburant et les énergies renouvelables sont aussi travaillées. « En 2006, la mise en œuvre du contrat d’obligation d’achat de l’électricité produite par des unités de méthanisation a lancé le démarrage de cette filière. Nous avons alors été sollicités par les agriculteurs porteurs de projet qui ne savaient pas vers qui se tourner. Il fallait les accompagner afin que chacun puisse bâtir son projet de la façon la plus cohérente possible », explique Armelle Damiano, directrice de l’association Aile et responsable du secteur biogaz.

Sécuriser les projets vertueux

Aujourd’hui, l’association a un rôle d’expertise, elle réalise de la veille, de l’expérimentation, des bilans de fonctionnement des unités en service et des formations. « Les nouveaux porteurs de projet nous déposent leur dossier afin que l’on rende un avis technico-économique pour leur demande d’aide auprès de l’Ademe, la Région et les départements du 35 et 29. Les départements du 22 et du 56 ne soutiennent plus financièrement les projets de méthanisation », explique Armelle Damiano. Ces aides sont liées au pourcentage de valorisation de la chaleur, à la proportion d’effluents d’élevage utilisés, au tonnage de cultures énergétiques dédiées… « Ces différents critères d’obtention des aides ont pour objectif de sécuriser les projets les plus vertueux. »

Un tuteur pour chaque stagiaire

Pour un démarrage des unités de méthanisation dans les meilleures conditions possible, l’association Aile, la Chambre d’agriculture et l’association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) ont mis en place un parcours de formation pour les porteurs de projet. « La formation est composée d’une partie théorique en salle, de classe virtuelle grâce aux outils informatiques et de visites terrain. Chaque stagiaire choisit un tuteur expérimenté et possédant la même technologie de méthanisation que celle dans laquelle il va investir. Il va passer 3 demi-journées sur l’unité de son tuteur. Un accompagnement qui va se poursuivre jusqu’au démarrage de son installation de méthanisation. Aujourd’hui, les banques regardent cela de très près avant d’accepter le financement », conclut Armelle Damiano.

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