Energies et environnement

Prix de vente des bois sur pied issus des forêts privées : +6% de hausse à 61€/m3

Cette année, l’indice reflète une nouvelle fois la bonne santé de l’exploitation forestière privée, ainsi que de la transformation (à destination des charpentes, menuiseries, parquets, papier, carton, emballages, ameublement, autres industries du bois…) et du commerce du bois.

Créé en 2013 par l’Observatoire économique de France Bois Forêt et produit par la Société Forestière en partenariat avec I’ASFFOR et Les Experts Forestiers de France, l’indicateur du prix de vente des bois sur pied en forêt privée permet aux professionnels de la filière de comprendre le marché et ses évolutions, d’anticiper les tendances et d’adapter leurs stratégies de développement. Cette année, l’indice reflète une nouvelle fois la bonne santé de l’exploitation forestière privée, ainsi que de la transformation (à destination des charpentes, menuiseries, parquets, papier, carton, emballages, ameublement, autres industries du bois… ) et du commerce du bois.

3 essences tirent les prix vers le haut

Si la reprise économique mondiale et française, constatée en  2017, a profité à tous les secteurs, les bons résultats  sont  en partie dus au succès confirmé de trois essences : le douglas, le chêne et le pin maritime. À eux trois, ils représentent respectivement 25 %, 15 % et 11 % des volumes proposés et permettent aux prix de se former favorablement.

Les résineux grands gagnants

Avec le douglas et le pin maritime en fers de lance et la stabilité de la plupart des autres essences, en 2017 l’indice “Toutes essences résineuses” a progressé de 4% à 44 €/m3 (contre 42 €/m3 en 2016) et atteint son plus haut niveau depuis 15 ans. Seul le pin sylvestre enregistre une baisse notable, mais son poids est faible dans l’indice. Les prix des résineux sont directement corrélés au secteur de la  construction, en reprise nette en 2017 notamment grâce aux mises en chantiers de logements neufs. En hausse de 6 o/o, en 2017 le prix moyen du douglas s’établit à 56 €/m3 (53 €/m3 en 2016), essentiellement grâce au succès des volumes unitaires compris entre 1 m3 et 2,5 m3, particulièrement  appréciés des transformateurs. De son côté, après deux légères baisses en 2015 et 2016, le prix du pin maritime a bondi en 2017 (+9%). Il s’établit à 36 €/m3 (arbres de 1,25 m3 de volume unitaire moyen), atteignant son plus haut score depuis 2014.

Le chêne et le peuplier, leaders des feuillus

Bien que le prix moyen du hêtre ait baissé de 7,7 % en 2017 et que l’utilisation des feuillus comme bois d’industrie ou bois énergie ait diminué (-8 %), l’accroissement de la demande en chêne et en peuplier valorise l’ensemble de la catégorie. Avec une hausse annuelle proche de 13 °/o depuis 4 ans, le prix moyen du chêne atteint 168 €/m3 (contre 151 €/m3 en 2016), et la croissance de la demande concerne toutes les qualités et tous les usages (parquets, menuiserie, charpente, traverses paysagères, merrain), en France comme à l’étranger  (Allemagne, Suisse, Asie, Chine en particulier). Autre essence à afficher une bonne santé sur le front des prix, le peuplier, dont l’indice a  atteint des sommets en 2017 avec + 16% et un prix moyen de 38 €/m3 (contre 33 €/m3 en 2016). Cette hausse s’explique en particulier par la tension sur la ressource en raison du manque de renouvellement des peupleraies. La cote du peuplier retrouve ainsi son niveau des années 2007/2008.

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