Légumineuse : des plantes complémentaires pour les cultures

Les nodosités sont fragiles, demandent du carbone, des oligo-éléments et peu de stress hydrique. © Arvalis - Institut du Végétal. - Illustration Légumineuse : des plantes complémentaires pour les cultures
Les nodosités sont fragiles, demandent du carbone, des oligo-éléments et peu de stress hydrique. © Arvalis - Institut du Végétal.

L’association entre une culture et une légumineuse demande du temps pour se mettre en place, mais la complémentarité entre les deux espèces est bénéfique. « Pour fabriquer ses nodosités, une légumineuse a besoin de beaucoup de carbone », introduit Joëlle Fustec, enseignante-chercheuse à l’ESA d’Angers (49), lors de l’assemblée générale de l’association Base, association travaillant sur les échanges de pratiques de l’agriculture de conservation. Cette complémentarité entre espèces met du temps à se mettre en place. [caption id=”attachment_33561″ align=”alignright” width=”191″] Joëlle Fustec, enseignante chercheuse à l’ESA d’Angers.[/caption] Dans une culture associée à une légumineuse, deux phases existent. « La première se situe à l’installation de la culture, au moment où la légumineuse n’a pas encore formé ses nodosités. Une compétition envers l’azote du sol pourrait se manifester, mais nous observons une complémentarité de l’architecture racinaire : quand l’une se développe plus en profondeur, l’autre reste plus en surface. Il y a donc une atténuation de la compétition par rapport à une culture pure », estime la spécialiste. Dans un mélange colza/féverole, les deux espèces possèdent des racines en pivot, mais la légumineuse va aussi développer plus de racines en surface. La seconde phase débute au moment de la formation des nodosités, avec la mise en place de la fixation symbiotique. « Il ne faut pas oublier qu’il faut dans le sol le rhizobium compatible, et que les carences en phosphore, en oligo-éléments limitent le développement des nodosités. Les stress hydriques sont aussi à prendre en compte, ou les ravageurs comme la sitone, dont les effets sont peu quantifiables ». Trois groupes de légumineuses Si la faculté des légumineuses à capter l’azote contenu dans l’air est intéressante, ces plan-tes particulières puisent aussi de l’azote du sol, mais de façon différente. « Il existe trois groupes au sein même des légumineuses. Les arachides et les pois ont des taux de…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article