ÉlevageIlle-et-Vilaine

Le choix d’un poulailler en dur

Olivier Brault, aviculteur à La Bazouge-du-Désert, a construit un poulailler de 1 800 m2 à l’image de ce qui se fait dans les pays du nord de l’Europe avec les murs et les pignons en béton.
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Olivier Brault, aviculteur à La Bazouge-du-Désert (35).

Après une expérience professionnelle de 12 ans comme technicien avicole, Olivier Brault s’est installé sur l’exploitation familiale de La Bazouge-du-Désert (35) début 2017. « J’ai repris un poulailler de 1 000 m2 et ma mère a conservé 1 000 m2 qu’elle va exploiter jusqu’à sa retraite en 2019 », explique l’aviculteur. Il a réalisé une grosse rénovation du bâtiment repris. D’une ventilation statique par lanterneau, il est passé en dynamique Colorado. Tout le matériel d’élevage ainsi que le chauffage ont été changés. La suite du projet d’installation était la construction d’un poulailler neuf de 1800 m2.

Un surcoût de 20 €/m2

« Mon expérience de technicien m’a permis d’aller plusieurs fois à l’étranger pour découvrir des élevages et des bâtiments différents de ce que nous avons en France. Plus que les principes de ventilation, c’est la conception des poulaillers qui m’a marqué en Allemagne et aux Pays-Bas. J’ai aimé ces bâtiments avec des murs en béton qui garantissent une longue durée de vie et de la solidité. L’intégration paysagère est aussi un point fort. En Allemagne, les bâtiments couleur brique se fondent dans le paysage », décrit Olivier Brault. L’éleveur a donc choisi de construire son poulailler de 1 800 m2 en dur. Les côtés et pignons sont en panneaux béton isolés de 16 cm d’épaisseur. L’isolant en polystyrène de 5,5 cm d’épaisseur est intercalé entre les panneaux de béton de 5,25 cm chacun. « Le surcoût sur la construction est de l’ordre de 20 €/m2 comparé à des panneaux sandwichs traditionnels. Autre avantage, grâce aux parois en béton, mon poulailler ne sera pas abîmé lors des opérations de curage ou autre. »

Une dalle béton non isolée

Le sol béton était aussi une évidence pour l’aviculteur. « J’ai choisi de ne pas isoler sous ma dalle béton de 13 cm d’épaisseur. Suite à mes visites d’élevages à l’étranger, j’ai constaté que dans les pays plus froids ils n’isolent pas et la dalle reste chaude plus longtemps. » En effet, sans isolant le béton peut capter les calories du sol pendant le lot qu’il peut ensuite redistribuer au moment du vide sanitaire. « L’objectif est de conserver une rotation assez rapide entre les lots pour que le béton ne refroidisse pas trop. » L’aviculteur ne voulait pas de cheminées pour la ventilation par peur de la contrainte du lavage lorsqu’il sera seul sur l’élevage à partir de 2019. Le choix s’est donc porté sur une ventilation Tuffigo-Rapidex en système bilatéral du démarrage à 20 jours puis passage progressif en ventilation pignon au-delà de 20 jours d’élevage des volailles.

Pour faciliter le nettoyage, les turbines en pignon sont placées au ras du sol. « De 0 à 10 jours, la ventilation est gérée sur le CO2. À partir de 3 000 ppm, on ventile plus pour ne pas dépasser les 3 800 ppm. Après 10 jours, nous avons moins de problèmes de CO2, par conséquent on gère plus la ventilation en se focalisant sur l’humidité. Mais dans tous les cas, c’est l’éleveur qui pilote son bâtiment. Nous décidons ensemble des seuils à partir desquels il souhaite ventiler plus », explique Yannick Le Corre, directeur commercial chez Tuffigo-Rapidex. Pour limiter le CO2 et l’humidité dans son poulailler et améliorer les conditions de démarrage, Olivier Brault a opté pour un système de chauffage par combustion indirecte de chez Systel. Au total, l’investissement pour le bâtiment neuf est de 517 994 €, soit 288 /m2 (hors aides). La rénovation du poulailler de 1 000 m2 s’élève à 101 767 €, soit 102 €/m2. L’aviculteur a bénéficié de 42 000 € d’aide dans le cadre du PCAEA ainsi qu’une participation de LDC de 84 210 €.

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Pour faciliter le nettoyage, les turbines en pignon sont placées au ras du sol.
Des sondes dans le sol béton
Olivier Brault a disposé des sondes dans le béton de la dalle pour pouvoir contrôler la température lors du préchauffage du poulailler avant l’arrivée des poussins. « Je mets 2 à 3 cm d’épaisseur de copeaux sur toute la surface bétonnée du poulailler neuf. L’objectif est de contrôler la température de la dalle pour être sûr que la litière soit entre 29 et 30°C à l’arrivée des animaux. » L’éleveur réalise un contrôle supplémentaire à l’aide d’un thermomètre laser pour connaître la température exacte en surface de la litière.
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