Côtes d'ArmorEnergies et environnement

Poursuite de la lutte contre les algues vertes

Le second plan de lutte contre la prolifération des algues vertes sur les 8 baies bretonnes bénéficiera d’une enveloppe financière de 55 millions d’euros sur la période 2017-2021.

Les représentants de l’État et 23 autres signataires (agence de l’eau, région, département, collectivités, organismes agricoles, associations, président de la commission locale de l’eau) se sont réunis sur l’exploitation du Gaec de la Ville Volette, à Yffiniac, mardi 16 janvier, pour signer le contrat de lutte contre la prolifération des algues vertes 2017-2021 de la baie de Saint-Brieuc. C’est la 1re fois qu’un document unique associe l’ensemble des partenaires de la lutte contre la prolifération des algues vertes à l’échelle du bassin versant de la baie de Saint-Brieuc.

Des exploitations qui évoluent et s’adaptent

Depuis une dizaine d’années, les 4 associés du Gaec de la Ville Volette ont fait évoluer leur système de production et leurs pratiques agricoles pour réduire les fuites de nitrates dans les eaux. « Nous avons limité les apports azotés à 140 unités/ha, augmenté les surfaces en herbe au détriment des cultures de vente en passant de 86 à 110 ha entre 2011 et 2015 pour atteindre 130 ha en 2018.

Afin de valoriser les pâturages éloignés et alimenter les vaches laitières en fourrage de qualité, nous avons investi dans une faucheuse et une remorque autochargeuse pour affourager en vert. Trois km de haies ont été implantées pour créer des abris pour les animaux, générer de la biodiversité et améliorer le paysage. 40 % de ces haies sont orientées spécifiquement vers la protection de l’eau », décrit un des associés du Gaec.

Une enveloppe de 55 millions d’euros

Pour ce plan de lutte contre la prolifération des algues vertes, une enveloppe financière de 55 millions d’euros (État, agence de l’eau Loire-Bretagne, Conseil régional et départementaux) sera consacrée à l’appui des projets territoriaux construits dans chacune des 8 baies bretonnes concernées par les algues vertes. La profession agricole n’étant pas la seule responsable de la prolifération des algues vertes, à ces montants s’ajoute une prévision d’investissement de 45,7 millions d’euros sur les outils d’assainissement du territoire.

Les principales actions à développer sur les territoires algues vertes
  • Couverture des sols : appui à la mise en place de couverts végétaux en plus de la culture principale. Par exemple : implantation d’herbe sous couvert de maïs, accroissement de la durée d’implantation des cultures, intermédiaires pièges à nitrates.
  • Accroissement de la part de l’herbe dans les systèmes fourragers.
  • Facilitation de changement complet de système.
  • Actions sur le foncier permettant d’améliorer les conditions de gestion du pâturage et donc la solidité des systèmes herbagers favorables à la maîtrise des fuites en nitrates.
  • Réalisation d’aménagements (talus boisés) jouant un rôle important dans la maîtrise des flux.
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