Cultures

Année record pour le soja produit en France

Avec 29 quintaux par hectare de moyenne, la récolte soja 2017 confirme l’aspect prometteur de cette culture en France. Les 142 000 hectares ont permis de produire pas moins de 400 000 tonnes de graines.

Communiqué Terres Univia/Terres Inovia, du 2 janvier 2018

Cette année record encourage tous les acteurs à accélérer la structuration de la filière soja en France. Lors du dernier Salon de l’Agriculture, Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, a lancé une démarche collective de développement du soja en France. Deux objectifs clefs ont été fixés : cap sur les 250 000 hectares de soja à l’horizon 2025 et mise en place d’une démarche de différenciation de la production française.

Durabilité du soja produit en France : une dynamique interprofessionnelle active

Pour cette récolte 2017, le bilan est très encourageant : 29 quintaux par hectare de moyenne selon le Service de la statistique et de la prospective (SSP). Seules les parcelles les plus superficielles conduites en sec – qui en début d’été exprimaient des perspectives de potentiel intéressantes – ont un peu déçu à la récolte, notamment dans l’Est de la France. Le regain des surfaces en soja contribue à la nécessaire diversification des assolements, par l’introduction de légumineuses à graines, levier efficace d’une transition écologique réussie à l’échelle des régions.

Dans le but de valoriser au mieux le soja français, opérateurs et organisations professionnelles ont continué d’avancer en 2017 sous l’égide de l’Interprofession Terres Univa sur les conditions de mise en place de normes, d’outils d’aide à la contractualisation et surtout d’un schéma de certification. Sur ce dernier point, l’objectif est en passe d’être atteint avec le déploiement attendu dès la récolte 2018 d’une charte « Soja de France » garantissant un soja d’origine France, non OGM, tracé et durable depuis la production jusqu’à la transformation de la graine.

De nombreux débouchés pour une production de qualité

Issu d’une filière non OGM, durable et locale et disposant de qualités protéiques exceptionnelles, le soja produit en France permet de satisfaire des marchés exigeants à forte valeur ajoutée, comme celui des aliments au soja (soyfoods), ou des filières animales de qualité ancrées dans les territoires. La campagne 2018 s’ouvre sous de bons hospices, avec de nouvelles perspectives de valorisation pour la culture, qu’il convient de conforter par la mise en place progressive de relations contractuelles équilibrées tout au long des filières.

Des atouts agronomiques et environnementaux à valoriser

Intégrer le soja dans les rotations présente de nombreux avantages environnementaux et permet d’obtenir des rendements plus stables. En tant que légumineuse, le soja est capable de fixer l’azote de l’air. Nul besoin d’engrais azoté pour le cultiver, ce qui permet d’améliorer fortement les bilans énergétiques et émissions de gaz à effet de serre des systèmes de cultures où il est présent. Son système racinaire profond et les reliquats de culture après récolte en font un bon précédent. Il permet par exemple d’économiser 30 à 40 unités d’azote sur le maïs suivant. Le soja dispose également d’une bonne capacité à valoriser l’eau.

Avec les variétés cultivées actuelles, il est peu sensible aux ravageurs et aux maladies et ne nécessite donc peu ou pas de protection insecticide ou fongicide en culture. Son implantation ne nécessite aucun matériel particulier, et il peut être désherbé mécaniquement. Ses caractéristiques agronomiques font du soja une culture particulièrement bien adaptée à l’agriculture biologique. En France environ 18% des surfaces de soja sont cultivées selon le mode biologique.

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