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La poussinière pour un démarrage maîtrisé

Après 2 ans d’utilisation de leur poussinière Sylvaine et Christophe Dano n’y voient que des avantages. Ils assurent un confort optimal aux dindonneaux lors du démarrage. Bilan : des lots réguliers, moins de problèmes sanitaires et des besoins moindres en antibiotiques.

« Le numérique et les nouvelles technologies sont très présents dans les élevages avicoles. Cela contribue à faciliter le travail, réduire la pénibilité, le stress, gagner en précision et en technicité », lance Christian Nicolas, ingénieur avicole à la Chambre d’agriculture lors d’une conférence qui s’est déroulée au moment du Space à Rennes (35). Sylvaine Dano, éleveuse de dinde associée avec son mari Christophe, à Saint-Jean-Brévelay (56), a expliqué les choix qu’ils ont faits pour moderniser leur élevage.

« Depuis 2 ans, tous nos dindonneaux sont démarrés dans une poussinière de 1 800 m2. La réussite du lot se joue au démarrage. Nous avons donc choisi d’investir dans ce bâtiment ultra-performant pour maîtriser au mieux nos conditions de démarrage et limiter les investissements en rénovation dans les 7 500 m2 qui sont dédiés à l’engraissement.  » La poussinière est sur-isolée et équipée d’un gros échangeur pour limiter au maximum la consommation de gaz.

Un bien-être optimal

Les dindonneaux profitent de la lumière naturelle grâce aux fenêtres. Les différents capteurs et sondes assurent un bien-être optimal pour tous les animaux. Le matériel d’élevage est spécifique pour le démarrage avec 5 lignes de mangeoires spéciales, 3 lignes de pipettes pour poulet et 3 lignes de pipettes à godets qui assurent une transition avant le transfert des dindonneaux dans les bâtiments d’engraissement. Les éleveurs y ont aussi installé une caméra qui est accessible à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable. « Les dindonneaux ont parfois tendance à se tasser, la caméra permet de garder un œil sur eux à n’importe quel moment de la journée sans avoir à se déplacer. C’est rassurant », déclare Sylvaine Dano. Elle ajoute : « Avec toutes ces nouvelles technologies, il est important d’être formé et accompagné pour savoir bien s’en servir. »

Le travail est rationalisé

Avec 2 ans de recul, les aviculteurs ne voient que des avantages à avoir misé sur des démarrages en poussinière. « Le travail est rationalisé, le matériel n’est plus à changer dans les poulaillers, les lots sont réguliers car le démarrage est très bien maîtrisé et se passe dans des conditions parfaites. Nous avons beaucoup moins de problèmes sanitaires et nous utilisons moins d’antibiotiques », analyse l’éleveuse. Ce modèle avec démarrage en poussinière nécessite une planification rigoureuse avec l’abattoir et le couvoir. L’avantage est que les dindes ne peuvent pas rester en élevage au-delà de l’âge prévu pour l’abattage.

9 lots/an démarrés dans la poussinière
La poussinière accueille à chaque fois 19 000 dindonneaux qui vont y passer 4 semaines avant d’être transférés dans 2 poulaillers d’engraissement. « Nous démarrons 9 lots par an. La poussinière nous permet de réaliser 3,1 lots/poulailler/an contre 2,4 lots/poulailler/an en système conventionnel », explique Sylvaine Dano.
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