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EGAlim : Macron annonce la promulgation d’une loi au 1er semestre 2018

Au cours d’une longue intervention de plus d’une heure au marché de Rungis, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la promulgation d’une loi issue des #EGAlim au premier semestre 2018 ; cela pourra être sous forme d’ordonnance. E. Macron a repris une partie des propositions issues des travaux du premier chantier, et confirmé les annonces faites la veille par l’Elysée: renforcement des organisations de producteurs et des interprofessions (ex. conditionnement de certaines aides à des tailles d’OP commerciales), meilleure information sur le droit de la concurrence (ex. l’autorité de la concurrence pourra être saisie pour rappeler le cadre réglementaire permettant de s’organiser), renforcement du contrôle et des sanctions (ex. instaurer le “name and shame” en cas de mauvaise conduite dans les relations commerciales), relèvement du seuil de revente à perte et encadrement des promotions. Ces deux dernières mesures sont conditionnées à la livraison, d’ici la fin de l’année, de «contrats de filière» par les interprofessions fixant des objectifs d’évolution (ex. part de signes de qualité). En attendant l’application de ce texte à venir, E. Macron attend des acteurs une application de «l’esprit» de cette loi dans les négociations commerciales qui débutent début novembre. Il a également annoncé une mission parlementaire à mi-mandat pour l’évaluation de cette future loi.

Le Président dénonce certains 'choix absurdes'
Le président de la République a réprimandé les responsables agricoles sur le fait qu’ils avaient « soutenu des choix absurdes » et protégé des filières qui « ne correspondent plus à nos goûts et à nos besoins ». Evoquant son souhaite de ne pas faire de « chèque en blanc » en relevant le seuil de revente à perte, il a pointé du doigt la filière porcine, où le retour de la demande chinoise aurait conduit la filière à ne pas faire évoluer son offre. Evoquant les contrats de filière, il a souhaité que l’on sorte d’une situation où « on continue d’espérer que les Chinois continuent d’acheter du porc à Plérin, à guetter le taux de change pour faire consommer à d’autres populations le poulet que nous n’arrivons à faire consommer aux Français ».
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