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Etats généraux de l’alimentation #EGalim : “Il ne doit y avoir que des gagnants”

Lors de son intervention, le ministre de l’Agriculture a insisté sur les difficultés que traversent l’agriculture et du lien étroit qui existe entre la vitalité de l’agriculture et la vitalité des territoires ruraux. Il a aussi souligné l’importance de la diversité en France des produits alimentaires et des agricultures. « Nous croyons en tous les modèles et nous ne les opposerons pas parce qu’ils sont complémentaires », a-t-il insisté. « Nous devrons travailler pour construire des compromis solides et acceptés. (…) Il ne doit y avoir que des gagnants », a poursuivi le ministre : les territoires, les agriculteurs, l’industrie et ses exportations, l’image de la France à l’international, « et tout simplement pour les consommateurs ».

Emmanuel Macron ne viendra pas clôturer la journée
Les Etats généraux de l’alimentation ont débuté ce jeudi 20 juillet, avec une déception : Emmanuel Macron ne viendra pas clôturer les travaux, étant en déplacement sur la base militaire d’Istres, déplacement « qui risque de se prolonger », souligne l’Elysée. Edouard Philippe qui a introduit les Etats généraux, a précisé que le président de la République interviendrait en octobre, au moment des premières conclusions des ateliers consacrés à la répartition de la valeur. Dans son discours, le Premier ministre a rappelé les « défis » de ces Etats généraux : rétablir une répartition équitable de la valeur ; rétablir la confiance sur les produits agricoles et alimentaires. « Nous ne manquons pas de structures mais notre efficacité laisse à désirer », a-t-il expliqué. Il s’agit aussi de réussir la transition écologique. “Nous avons tous un intérêt à agir ensemble”, a-t-il insisté.

“Créer de la valeur oui, mais surtout la partager”

«A court terme il est impératif de réexaminer les conditions du partage de la valeur ajoutée déjà créée», affirme l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), ce 20 juillet, jour de lancement des États généraux de l’alimentation dont l’enjeu numéro un, avant même le partage, est la création de la valeur. L’APCA se dit «pleinement engagée» dans le dispositif des États généraux et affirme que «les chambres régionales d’agriculture […] seront mobilisées pour organiser les débats sur le terrain». Pour faire progresser l’agriculture, il ne faut plus miser sur l’investissement matériel, estime l’APCA, mais sur «l’immatériel» comme le conseil ou la formation des agriculteurs.

L’industrie charcutière demande des clauses de matières premières “rendues opérantes”

Pour que les États généraux de l’alimentation aient un véritable impact sur la production française de charcuteries, il faut «des solutions courageuses et concrètes» comme les clauses de renégociation des contrats d’approvisionnement en cas de fortes fluctuations des prix des matières premières. Telle est l’une des demandes de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict), dans un communiqué publié le 21 juillet. Cette dernière propose que ces clauses «soient renforcées et rendues opérantes», pour «la juste rémunération de tous les maillons de production».

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