Côtes d'ArmorÉlevage

La lumière naturelle du poulailler vient du faîtage

Olivier Guévelou ouvre les portes de ses deux poulaillers de 2 000 m2, à Bégard (22), quelques jours avant le démarrage de son premier lot. La grosse nouveauté est l’installation de caissons au faîtage qui assurent un apport en lumière naturelle dans les bâtiments.

Il y a quelques années Olivier Guévelou, aviculteur à Bégard (22), s’est posé la question de cesser son activité en poules repro et de basculer vers la volaille de chair. « Finalement, j’ai décidé de conserver mon atelier repro de 5 400 m2 et de construire 2 poulaillers de 2 000 m2, sur une parcelle de l’exploitation située à 1,5 km de l’élevage. L’investissement devrait se situer à environ 275 €/m2. Mais le chantier n’étant pas encore terminé, je n’ai pas tout totalisé exactement », raconte Olivier Guévelou. Le terrain n’étant pas très grand et faisant à peine plus de 100 m de long, l’éleveur a bien réfléchi pour optimiser la taille des bâtiments. « Je suis parti sur des dimensions de 92 m de long sur 22 m de large. J’ai 2,3 m de longs pans et le faîtage est à 5 m. »

Christophe Balcou, commercial chez Sodalec Distribution ; Olivier Guévelou, aviculteur à Bégard (22) et Philippe Le Page, responsable commercial avicole chez Sanders.
Christophe Balcou, commercial chez Sodalec Distribution ; Olivier Guévelou, aviculteur à Bégard (22) et Philippe Le Page, responsable commercial avicole chez Sanders.

La faîtière occultable, une première en Bretagne

Pour répondre à certains cahiers des charges, l’aviculteur souhaitait un minimum de 3 % de la surface au sol en lumière naturelle mais ne voulait pas de fenêtres sur les côtés des poulaillers. « Les poulaillers n’étant pas à proximité de la maison je craignais les sources de lumières parasites telles que feux de voitures, camions ou autre risquant de créer des mouvements de paniques des volailles et des étouffements. » En surfant sur le site Internet de Sodis, il découvre le système de faîtières occultables.

À l’intérieur des faîtières occultables des lamelles en mousse isolante peuvent basculer grâce à un treuil électrique pour occulter la lumière naturelle.
À l’intérieur des faîtières occultables des lamelles en mousse isolante peuvent basculer grâce à un treuil électrique pour occulter la lumière naturelle.

« Ce sont des caissons équipés avec des lamelles en mousse isolante qui peuvent basculer grâce à un treuil électrique pour occulter la lumière naturelle quand on le souhaite. Ils sont installés au faîtage du poulailler ou en tabatière sur les côtés entre les pannes », indique Christophe Balcou, commercial chez Sodalec Distribution qui a fourni ce système innovant. Cette installation avec la lumière naturelle venant du faîtage est une première en Bretagne. L’équipementier énumère les avantages : bon cœfficient d’isolation (Rc=1,91 et U=0,52), système d’occultation intégré et commande avec un treuil manuel ou automatisé, moins dépendant de l’orientation du soleil, répartition plus homogène de la lumière naturelle, plus de contrainte de hauteur minimum des côtés notamment pour des bâtiments existants.

La trémie d’aliment Landmeco en PVC offre plusieurs avantages : ne rouille pas, légère donc pratique à mettre en place seul, facile à laver, la trémie n’est pas suspendue à une chaîne.
La trémie d’aliment Landmeco en PVC offre plusieurs avantages : ne rouille pas, légère donc pratique à mettre en place seul, facile à laver, la trémie n’est pas suspendue à une chaîne.

Une économie de 5 % sur l’investissement

Ce système s’intègre dans toutes les charpentes, il est fabriqué sur-mesure en fonction du bâtiment (tabatière ou faîtière). « Les éleveurs avec un projet de construction de poulailler qui sont venus voir le chantier sont tous partis sur ce principe pour l’éclairage naturel », déclare Christophe Balcou. Ne pas mettre de fenêtres sur les côtés a permis de gagner 1 m de hauteur sur le long pan. Ce volume en moins sur le poulailler permet de réaliser une économie sur la coque, d’installer moins de trappes et de mettre une turbine en moins. « Je réalise environ 5 % d’économie sur mon investissement, soit 20 000 à 25 000 € par poulailler », chiffre Olivier Guévelou.

Une ventilation innovante
L’aviculteur a opté pour le concept Sodalec Distribution pour sa ventilation. « Le démarrage se fait au centre du poulailler grâce à 3 ventilateurs de 11 000 m3/h en complément des 4 brasseurs installés dans la salle d’élevage. Les brasseurs servent pendant la phase endothermique et de démarrage en complément du chauffage pour la recirculation et l’homogénéisation, c’est-à-dire entre 5 et 10 jours. Lorsque les besoins en ventilation augmentent, le ventilateur progres- sif de 34 000 m3/h en pignon vient compléter l’extraction. Dès qu’il arrive à 100 % il enclenche une des 9 turbines pour basculer complètement en longitudinal. La régulation connectée les démarre les unes après les autres en fonction des paramètres d’ambiance et bascule en combat de température (phase exothermique) », explique Christophe Balcou.

La chaudière gaz alimente un plancher chauffant composé de 7 zones. Ce système de chauffage par eau chaude permet d’envisager un changement d’énergie si un jour le prix du gaz flambe. « Olivier Guévelou a tout mis en œuvre sur son projet pour répondre aux demandes sociétales et s’assurer des taux de pododermatites le plus bas possible grâce au plancher chauffant et à un système de ventilation innovant », analyse Philippe Le Page, responsable commercial avicole chez Sanders.

Porte ouverte : L’éleveur et les entreprises partenaires de la construction organisent une porte ouverte de ces 2 poulaillers le mardi 4 juillet de 13 h 30 à 18 h, lieu-dit Coat Merrot à Bégard (22) (fléchage depuis Armoripark, à Bégard).

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