Cultures

Attention à l’arrivée des ravageurs

Plusieurs insectes sont à surveiller sur protéagineux à cette période : le puceron vert du pois, le puceron noir de la féverole, la tordeuse du pois et les sitones.

Le temps doux de ces derniers jours a été propice à l’arrivée des pucerons dans les parcelles de pois d’hiver, mais également de printemps dans certains secteurs. Leur pullulation peut être rapide, il est donc important de suivre attentivement l’évolution des populations.

Les pucerons verts à surveiller dès 10-12 feuilles du pois

Le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum) est un des principaux ravageurs des cultures de pois, ce ravageur affaiblit la plante et est vecteur de viroses. Une présence importante peut occasionner des pertes de rendement allant jusqu’à 30 q/ha. Le seuil indicatif d’intervention est à 30 pucerons : « Faites tomber les pucerons en secouant les tiges au-dessus d’une feuille blanche afin de les dénombrer », conseille le BSV.

Puceron noir, premiers signalements en féverole

Aperçu dans une parcelle du BSV, le puceron noir de la féverole (Aphis fabae) peut se développer très rapidement, et doit donc être surveillé attentivement. Formant des manchons le long des tiges, il peut entraîner jusqu’à 12 q/ha de pertes de rendement en pompant la sève, provoquant flétrissement des plantes et avortement des fleurs, mais également en véhiculant des viroses. Il est conseillé de surveiller attentivement l’installation des colonies et d’intervenir précocement si nécessaire afin d’éviter une pullulation d’insectes dans les parcelles du stade « boutons floraux » à « fin floraison + 15 jours ». Le seuil indicatif de risque est dépassé si plus de 10 % des tiges sont porteuses d’un manchon.

Les sitones sont très présents

Les sitones profitent du temps doux et sec pour coloniser les parcelles de cultures de printemps. Le sitone est un charançon mesurant 3 à 5 mm de long, de couleur gris-brun, qui se reconnaît à ses élytres rayées et à son rostre court. L’adulte entre en activité quand les températures dépassent 12 °C et par temps calme. Il envahit alors les parcelles en volant depuis des zones refuge et s’attaque aux jeunes cultures en consommant le bord des feuilles, provoquant des encoches semi-circulaires.

Ces morsures des adultes sont cependant sans grande incidence sur le rendement, les larves étant la principale source de nuisibilité. Ces larves blanches à tête jaune et sans patte, de 6 mm de long environ, s’enfoncent dans le sol, s’attaquent aux nodosités et perturbent l’alimentation azotée des pois, des féveroles et des lupins, provoquant une chute de rendement pouvant atteindre 10 à 12 q/ha, ainsi qu’une baisse de la teneur en protéines.

Le seuil de nuisibilité du sitone est atteint sur pois lorsque l’on dénombre de 5 à 10 encoches au total sur les premières feuilles. Sur lupin et féverole, il est atteint lorsque toutes les feuilles portent au moins une encoche. Afin de lutter efficacement contre le sitone, il faut intervenir entre les stades levée et 6 feuilles/fin de rosette.

Anticiper l’arrivée des tordeuses du pois
Le papillon adulte de la tordeuse du pois vole lorsque les températures maximales dépassent 18 °C. Les chenilles de tordeuses, baladeuses, grignotent les graines de pois, dépréciant ainsi leur qualité. La mise en place d’un piège à phéromones dans les parcelles dès l’apparition des premiers boutons floraux permet de piloter la lutte au bon moment.

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