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Forage, l’investissement le plus rentable de l’élevage

Avec des débits d’eau de 4 m3/h à 60 m de profondeur, il est intéressant de réaliser un forage pour alimenter son élevage. Pour une consommation de 10 m3/jour, le retour sur investissement se fait en moins de 2 ans.

« Aujourd’hui, la grande majorité des éleveurs sont équipés d’un forage pour l’alimentation en eau de leurs animaux. La première motivation est économique, avec un coût moyen de forage et l’installation de pompage complète à 9 500 €. Si on prend par exemple un élevage qui consomme 10 m3 d’eau par jour, cela représente 3 650 m3 par an. En prenant un coût de l’eau sans traitement à 1,80 €/m3, la facture d’eau s’élève à 6 570 €/an. Le retour sur investissement se fait en moins de 2 ans ce qui fait du forage l’investissement le plus rentable que l’on puisse faire sur une exploitation », témoigne le gérant d’une société de forage située en Bretagne.

Des règles à respecter avant de forer

Lorsqu’un éleveur décide de réaliser un forage il y a quelques règles préalables à respecter avant de se lancer. Tout d’abord lorsque la consommation d’eau est supérieure à 1 000 m3 par an, soit 2,7 m3 par jour, il faut demander une autorisation de forer. « Ce dossier est monté par un cabinet spécialisé en hydrogéologie. Nous ne pouvons démarrer le chantier qu’une fois le dossier validé et l’autorisation délivrée ».

Il faut aussi respecter quelques règles pour choisir l’endroit où forer, comme être au minimum à 35 mètres de distance d’un risque de pollution éventuelle comme une étable, un tas de maïs, une fumière… « Tout éleveur a obligation d’avoir une tête de forage avec une dalle de propreté d’au moins 3 m2 et une cimentation de l’espace annulaire sur minimum 10 mètres de hauteur. » Le forage d’eau doit aussi être équipé d’un compteur volumétrique pour pouvoir établir un registre des consommations.

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Un entretien tous les 5 ans

« En Bretagne, l’ensemble des forages nous offre des débits satisfaisants autour de 4 m3/heure à une profondeur moyenne de 60 mètres », constate le dirigeant de la société de forage bretonne. Le sous-sol breton, composé de granit et de schiste, est solide et bon pour trouver de l’eau. Les difficultés souvent rencontrées en Bretagne sont des excès de fer et de manganèse qui obligent à installer un système de déferrisation et de traitement du manganèse.  L’entretien est minime sur un forage : « Le passage d’un technicien tous les 5 ans est suffisant pour vérifier l’hydraulique de la pompe de forage. »

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