L’impact du froid sur les protéagineux d’hiver

 - Illustration L’impact du froid sur les protéagineux d’hiver
Un épisode de froid a sévi ces derniers jours. Quels sont les risques pour les pois d’hiver, les féveroles, les lupins et les lins d’hiver ?

Généralement après un épisode de gel, il faut attendre une dizaine de jours pour voir apparaître les premiers symptômes. Pour rappel, la résistance au froid dépend de plusieurs facteurs, mais avant tout du stade de la culture au moment des gels. Les autres critères sont la profondeur de semis, en particulier pour la féverole d’hiver, les conditions d’arrivée du froid, la teneur en eau du sol, la teneur en eau de la plante et la présence ou non d’une couverture neigeuse.
Actuellement, trois situations coexistent selon le stade de la culture et le niveau de risque n’est pas le même selon la situation (voir tableau).

tableau-Proteagineux-hiver

Quand observer les protéagineux d’hiver ?

En cours de germination, il faut attendre que les températures radoucissent et compter le nombre de pieds levés/m².  Pour les cas n°2 et 3, on peut observer l’état des racines, tiges et feuilles. Des racines et des tiges saines et blanches montrent l’absence de dégât de gel. Par contre, des tiges et des racines brunes et flasques ou avec une coupure nette à la base de la tige illustrent un dégât de gel. Au niveau des feuilles, des dégâts de type brûlures peuvent être visibles sur le bord du limbe.
Les dégâts les plus dommageables pour la survie de la plante sont ceux observés sur la tige et les racines.

Impact sur les lins d’hiver

Les cultures de lin d’hiver ont atteint en majorité le niveau de développement suffisant leur permettant de subir les froids des derniers jours (au moins 5 cm de hauteur), des températures de l’ordre de -15°C pour les génétiques les plus tolérantes. Certaines situations peuvent, cependant, poser davantage de questions car les lins sont peu développés (cotylédons ou 1-2 cm).

Outre le stade, c’est bien la qualité d’implantation qui va conférer au lin son niveau de tolérance au froid à des stades jeunes. La qualité d’enracinement, la présence d’un pivot profond sur un sol rappuyé va limiter les déchaussements et les dégâts de gel sur des jeunes stades. De plus, l’arrivée progressive du froid a permis un niveau d’endurcissement favorable des cultures. Dans les conditions citées précédemment, sur des sols sains, non gorgés d’eau, limitant le risque de cisaillement, les lins doivent résister jusqu’à des températures de
-15°C pour les variétés les plus tolérantes. Mais des applications d’antigraminées à l’automne peuvent avoir également sensibilisé les lins au froid.

Source : Terres Inovia


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