L’extension des règles du Cerafel remises en question

« Nous demandons simplement une justification des services payés par nos cotisations », expliquent les membres de l’APL. - Illustration L’extension des règles du Cerafel remises en question
« Nous demandons simplement une justification des services payés par nos cotisations », expliquent les membres de l’APL.

L’Association des producteurs libres (APL) dénonce l’effet de l’extension des règles du Cerafel, qui demande une cotisation aux agriculteurs nons adhérents à l’AOP. Mise en place par la Loi d’Orientation agricole de 1968 et celle de Modernisation agricole de 2008, le principe de l’extension des règles est remis en cause par des légumiers finistériens et costarmoricains. Pour eux, ce principe de cotisation prélevée sans bénéficier de contreparties est une injustice. « La goutte d’eau qui nous a fait manifester devant le Cerafel, vendredi 2 décembre, a été la saisie sur les comptes bancaires ou de matériels chez des producteurs n’étant pas à jour de leurs cotisations », explique Jean-Paul Jézéquel, légumier installé à Plouezoc’h (29). Depuis 2010, il a pris la décision de ne plus honorer sa cotisation. Pour l’association, pas question d’opposer les producteurs entre eux, « chacun fait le choix de son organisation. Nous souhaitons simplement savoir à quoi sert notre participation financière, il faut plus de transparence. Si c’est pour la certification Glogal Gap, nous avons déjà nos propres audits. Sur le sujet marketing, nous n’utilisons pas la marque Prince de Bretagne, et le Cerafel ne communique jamais sur une production sans utiliser cette marque », confient les membres de l’APL. Pour Joseph Rousseau, président du Cerafel, « il est hors de question d’abdiquer sur le sujet de l’extension des règles, c’est même un devoir de les maintenir. L’organisation, qui œuvre dans les discussions avec l’OCM, dans la recherche et les innovations, bénéficie à tous les producteurs ». Ce mode de gestion de l’AOP, « est salué par les autres productions, qu’elles soient laitières, porcines ou cunicoles, par nos engagements ou la mise en marché », explique le président, qui s’est engagé à « regarder une nouvelle fois les dossiers. Toutefois, les choses sont bornées, supervisées par l’État et…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Tags :
Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article