Lait : un objectif de 80€/1000L de coût alimentaire au robot

À droite de la rangée de bottes de paille : deux rangs de logettes avec matelas. À gauche, un rang de logettes face à la table d'alimentation. Les points d'eau sont dans la première partie. Les vaches doivent donc venir s'y abreuver. Pour retourner manger, elles sont contraintes de passer au robot de traite. Si elles ont été traites récemment, un portillon les dirige hors de l'aire d'attente. ­ - Illustration Lait : un objectif de 80€/1000L de coût alimentaire au robot
À droite de la rangée de bottes de paille : deux rangs de logettes avec matelas. À gauche, un rang de logettes face à la table d'alimentation. Les points d'eau sont dans la première partie. Les vaches doivent donc venir s'y abreuver. Pour retourner manger, elles sont contraintes de passer au robot de traite. Si elles ont été traites récemment, un portillon les dirige hors de l'aire d'attente. ­

Gwenaël et Sébastien Pothier, associés du Gaec de la Fontaine Gwenaël et Sébastien Pothier, associés du Gaec de la Fontaine

L’installation d’un robot de traite n’a pas trop impacté le coût alimentaire au Gaec de la Fontaine, à Locmalo (56). Le système de circulation des vaches avec un passage forcé à la traite limite la consommation de concentrés.

Pour attirer les vaches au robot, les éleveurs ont souvent tendance à forcer la dose de concentrés. Dans certains élevages, le coût alimentaire dépasse alors allègrement les 100 €/1 000 litres de lait. Pour éviter ce problème, Gwenaël et Sébastien Pothier, associés du Gaec de la Fontaine, ont choisi un système de circulation qui oblige leurs 120 laitières à passer à la traite pour accéder au cornadis et à la ration. « Même les vaches proches du tarissement y vont. Quand elles reviennent du champ, elles sont également contraintes de passer au robot ».

À droite de la rangée de bottes de paille : deux rangs de logettes avec matelas. À gauche, un rang de logettes face à la table d'alimentation. Les points d'eau sont dans la première partie. Les vaches doivent donc venir s'y abreuver. Pour retourner manger, elles sont contraintes de passer au robot de traite. Si elles ont été traites récemment, un portillon les dirige hors de l'aire d'attente. ­ À droite de la rangée de bottes de paille : deux rangs de logettes avec matelas. À gauche, un rang de logettes face à la table d’alimentation. Les points d’eau sont dans la première partie. Les vaches doivent donc venir s’y abreuver. Pour retourner manger, elles sont contraintes de passer au robot de traite. Si elles ont été traites récemment, un portillon les dirige hors de l’aire d’attente. ­

3 postes de traite

La robotisation de la traite est effective depuis janvier 2016. Exit la salle de traite 2 x 10 TPA. « Nous avons choisi le robot pour les conditions de travail, surtout quand l’un de nous est seul sur l’élevage. Le suivi individuel des animaux est facilité. Après sept mois de fonctionnement, nous n’avons pas de regrets, le confort de vie au travail est appréciable ». Le robot « GEA multiboxe » compte 3 postes. De quoi avoir un peu de souplesse, notamment quand les vaches passent un peu de temps au champ et viennent à la traite au même moment. Des logettes supplémentaires (130 actuellement) pourraient également être installées sans agrandir le bâtiment en cas d’augmentation de la production.

Le robot à 3 postes. L'investissement (ensemble de l'installation) approche 300 000 €. Le robot à 3 postes. L’investissement (ensemble de l’installation) approche 300 000 €.

Affouragement en vert

Mis à part la traite, la conduite du troupeau a peu évolué. L’affouragement en vert était déjà la règle auparavant. « Nous avons des terres peu portantes et avec l’agrandissement du troupeau, le pâturage devenait problématique ». De septembre à mi-décembre, et du 15 février au 15 avril, les dérobées de RGI, de colza ou de trèfle incarnat sont fauchées et apportées au cornadis. Après la mi-avril, les prairies de mélanges de RGH et de trèfles, violet et blanc, prennent le relais à la table d’alimentation. En moyenne, sur l’année, l’affouragement en vert représente 30 à 40 % de la ration. Les vaches profitent d’un parcours libre de 5 hectares à proximité de l’étable. Une surface supplémentaire de 7 hectares a été pâturée cet été. La ration hivernale a peu évolué. Elle est toujours à base d’ensilage de maïs et d’herbe. Le poids des concentrés a augmenté mais reste volontairement limité même pour les fortes productrices (voir tableau). « L’objectif, sur une
année, est de limiter le coût alimentaire entre 75 et 80 € / 1  000 litres ».

ration-hivernale

Sur les mois d’avril, mai et juin 2015, ce coût était de 66 €/1000 litres. Il est à peine plus élevé sur la même période de 2016 (69 €/1 000 L). La différence entre les « traites robotisées » et les « traites conventionnelles » se fait souvent à cette période. Les premiers continuent à donner de l’aliment (pour attirer les vaches au robot) quand les seconds limitent drastiquement les concentrés.

comparaison-traite-robot2,6 traites par jour

Le bilan sur 7 mois de fonctionnement du robot montre une augmentation de la production par vache, grâce aux 2,6 traites de moyenne dans la journée. Le niveau est désormais de 9 300 kg de lait par vache. Les vaches et les génisses démarrent respectivement à 40,5 et 29,8 kg soit 2 kg de plus qu’auparavant. Les taux ont légèrement baissé. Le nombre de leucocytes est plutôt en amélioration ; 85 % de vaches sont saines au mois d’août et 9 % sont infectées. Le niveau sanitaire d’ensemble n’a pas évolué. Les éleveurs tiennent au parcours extérieur pour la santé des vaches.


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2 commentaires

  1. uytterhaegen

    80 centimes d’euros de coût alimentaire pour 1000 litres !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    1. Bruno Giacobbé

      erreur de notre part, c’est corrigé, merci 😉

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