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Les multiples facettes du lait

Véronique Dobrenel fabrique des savons à base de lait de vache. Un challenge pour la jeune femme, qui souhaite démontrer ainsi les multiples possibilités qu’offre un produit de base.

La complexité des molécules contenues dans un litre de lait lui confère de nombreuses possibilités de transformation. Bien souvent, le précieux liquide blanc est valorisé en savoureux produits alimentaires. Installée à Clohars-Carnoët, Véronique Dobrenel a décidé d’utiliser son lait de vache pour une destination plus cosmétique : 11 parfums de savons sont proposés à la gamme, sous la marque « Peau de vache », et vendus en épiceries, petites alimentations alimentaires ou même charcuterie locale. Cette gamme comprend des produits plutôt destinés aux femmes, estampillés d’une vache sur l’emballage, les spécialités pour hommes étant illustrés avec un taureau dans une baignoire.

Le procédé de saponification se réalise directement à la ferme. Dans son laboratoire, Véronique Dobrenel mélange scientifiquement ses différents ingrédients pour obtenir des parallélépipèdes parfumés de différentes senteurs. « La soude consomme une partie des huiles lors de la préparation des savons. Le lait entre à hauteur de 30 % dans les ingrédients, contrairement aux savons fabriqués avec du lait d’ânesse, qui en contient moins », confie- t-elle. La saponification revient à faire réagir des corps gras, comme des huiles essentielles ou du lait avec de la soude.

11 parfums pour femmes et hommes composent la gamme.
11 parfums pour femmes et hommes composent la gamme.

Respect de la réglementation

Pas question de laisser au hasard les différentes étapes de confection des savons. Le laboratoire, semblable à ceux équipant la transformation de fromages à la ferme, est de rigueur. « J’utilise du papier alimentaire pour envelopper les savons. Pour la traçabilité, je conserve une fiche de recette de chaque bain, ainsi qu’un échantillon ». Une précaution nécessaire en cas d’allergie chez un utilisateur. Mais le savon en a à revendre : « Le développement des bactéries est impossible sur un savon traditionnel ». Conformément à la réglementation, les composants sont indiqués graduellement du plus utilisé au moins présent.

Pour plus de transparence, la Finistérienne a fait le choix de « traduire » le langage cosmétique des composants. « L’utilisateur ne sait pas ce qu’est le Sodium Shea Butterate. Il s’agit en fait du beurre de karité bio. Toutes les substances allergènes sont également indiquées ». Un double étiquetage pour clarifier tous les composants des savons, tout comme une date de limite d’utilisation optimale (DLUO) qui figure aussi sur l’emballage.

Atteindre la neutralité

La sélection  d’ingrédient haut de gamme et de qualité permet d’obtenir des savons agréables à utiliser, avec « un pH qui doit se rapprocher de la neutralité ». À la mesure au pH-mètre, l’écran affiche des valeurs de 8,30, contrairement aux autres savons du commerce qui mesurent entre 9 et 11. Pour des savons surgras à 8 %, la savonnière utilise moins de soude lors de la préparation. Dans les cartons, d’autres recettes sont en réflexion, comme du savon liquide ou encore en utilisant des orties macérées dans de l’huile : fini le piquant du végétal, place à la douceur du lait de vache.

Où trouver les savons ?

Véronique Dobrenel fabrique ses savons à Clohars- Carnoët. Ils sont disponibles dans de nombreux commerces du coin. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur la page Facebook.

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