Politique et Syndicalisme

Coordination Rurale : “Assez de poudre aux yeux, Monsieur Beulin !”

Alors que la FNSEA par la voie de son Président annonce une perte de la ferme France pour cette année de 4 à 5 milliards d’euros, l’OPL de la CR ne peut que réagir pour rappeler des vérités.

Communiqué de presse Coordination Rurale du 11 août 2016

Uniquement pour la production laitière, la perte est de 2,5 milliards d’euros auxquels il faut rajouter la même perte en 2015. Mieux vaut tard que jamais mais le réveil récent de la FNSEA vis-à- de la crise est quand même étonnant !

Pourquoi ne cibler que Lactalis ?

Cette entreprise ne paye certes pas le lait à un prix rémunérateur pour les producteurs, mais quasiment aucune laiterie aujourd’hui ne le fait ! Pire, certaines coopératives payent chez beaucoup le même prix que Lactalis en tenant compte des prix A et B ! Sans être attaquées ! Tout comme pour nos amis éleveurs de porcs, pourquoi n’interpellent-ils pas le directeur de la Cooperl, ancien administrateur des JA, qui a annoncé qu’il ne suivrait plus les cours du marché de Plérin ?
Il est vrai qu’il est difficile de se critiquer soi-même ! Les mauvais élèves ne sont pas forcément ceux montrés du doigt !

Des prix plutôt que des refinancements !

Le plan de refinancement proposé par la FNSEA est encore une fausse solution : il conduira les agriculteurs à devoir quémander de l’argent aux banques, pour financer un manque de trésorerie ? Avec quelles garanties ? Celle de notre patrimoine ?

La CR se désole qu’une fois de plus, la revendication du prix du lait par la Fnsea ne soit que de 360 euros/1000 litres. Le vieux syndicat ne défend -il que les producteurs ayant quasiment tout amorti ? Les jeunes, les récents installés, les investisseurs ont besoin d’un prix bien au-delà ! Les centres de gestion et les données officielles le confirment : le prix du lait payé à ferme devrait être à 450 euros la tonne !

Il faut pour cela mettre en place une véritable régulation des marchés, mesure prônée par l’OPL de la CR depuis bien longtemps et qui tarde à être mise en place, surtout par certaines coops qui laissent ouvertes la demande de volumes supplémentaires sans prix en face.

Ne nous trompons pas de combat, les agriculteurs sont usés de faire l’aumône et réclament véritablement des prix justes permettant de vivre dignement.

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