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Poivrons et laitages font bon ménage

Even et Savéol unissent leur savoir-faire pour proposer dans une dizaine de magasins bretons une offre spéciale de fromage fouetté et de légumes pour l’apéritif.

Les coopératives bretonnes ont de nombreux points communs. Des valeurs identiques, un ancrage fort au territoire, un bassin de production présent sur la région… Des arguments auxquels le consommateur est fortement sensible. Pour séduire cette clientèle, Saveol et Even unissent leurs forces dans les rayons pour une période de test. « Nous avons déjà eu des opérations équivalentes, en fourrant les crêpes Wahoo de fraises produites par Savéol. Cette approche, aussi nommée « co-branding », remet nos entreprises au cœur du territoire », explique Guy Le Bars, président d’Even.

De gauche à droite : Guy le Bars, président d’Even, Yann Menguy, directeur  du centre Leclerc du Relecq-Kerhuon et Pierre-Yves Jestin, président de Saveol.
De gauche à droite : Guy le Bars, président d’Even, Yann Menguy, directeur
du centre Leclerc du Relecq-Kerhuon et Pierre-Yves Jestin, président de Saveol.

Pour cet été, les consommateurs vont voir apparaître des légumes attractifs pour l’apéritif type tomates cerise ou mini-poivrons à proximité d’un box réfrigéré rempli de fromage fouetté de marque Paysan Breton. Le retour à des produits de base par le consommateur, en le remettant aux fourneaux, est idéal pour écouler la production des deux acteurs : la recette simple de poivron en rondelle, garni de la « recette de Madame Loïk » se marie à merveille.

Arômes et pâturage

La diversité de la gamme de légumes de Saveol offre une grande variété de couleur. « Notre production propose 180 références commerciales, entre les espèces et les packagings. Du côté des mini-poivrons, la culture est trois fois moins productive que sa cousine classique, mais les fruits plus petits sont plus riches en arôme », explique Pierre-Yves Jestin, président de Saveol. Une activité technique pour les serristes, qui s’appuient sur une lutte intégrée, qui donne au final « une culture 100 % sans  traitements. Il faut parler au consommateur des très hautes technologies que nous utilisons. Les gens ont besoin de comprendre notre métier ».

La filière laitière n’a pas besoin de rougir de son côté, avec « 200 jours de pâturage en moyenne par an, comme le chiffre un récent audit auprès de nos éleveurs. Certains pays plus au nord de l’Europe communiquent sur des périodes inférieures de mise
à l’herbe. Pour nous, c’est une évidence », rappelle Guy Le Bars. La gamme de fromage fouetté a le vent en poupe, tout comme les tomates ou les légumes crus pendant la période estivale.

Travailler en bonne intelligence

« Il faut tirer la valeur ajoutée sur les produits haut de gamme, en étant plus intelligent, en travaillant localement sur le département », estime Pierre-Yves Jestin. Les 2 500 travailleurs équivalent temps plein « sont aussi des consommateurs, fiers de
leur production ». Pour Guy Le Bars, « les valeurs d’authenticité, l’innovation et la pérennité de l’entreprise font partie des valeurs de la coopérative. Il faut surprendre le consommateur, gagner en rentabilité ». Un partenariat simple et positif qui rappelle que seul on va plus vite, à deux on va plus loin.

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