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Des produits bien valorisés en Normande

Depuis 2007, Stéphane Rousseau élève des bœufs sur son élevage, profitant de la double valorisation lait et viande permise par la race normande.
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Stéphane Rousseau, éleveur à Availles- sur-Seiche (35)

Situé à Availles-sur-Seiche (35), l’EARL La Grandinais est assise sur une SAU de 67 ha dont 41 ha de SFP. Seul sur l’exploitation, Stéphane Rousseau conduit un troupeau d’environ 50 vaches normandes produisant 7 000 kg en moyenne, à 42,9 de TB et 35,2 de TP. Des taux qui lui ont permis sur la campagne 2015/16 une valorisation supérieure au prix de base de 42 €/1 000 L. « Même le TB est désormais payé », a fait remarquer l’éleveur, lors d’une porte ouverte organisée par Normande 35. Par ailleurs, il n’est pas pénalisé sur la qualité du lait. L’élevage compte deux fois moins de mammites que la moyenne départementale (autres élevages normands à plus de 6 500 kg de production).

350 kg à 27-28 mois

L’engraissement de mâles est une autre source de valorisa-tion développée par Stéphane Rousseau. « Une quinzaine de bœufs sont vendus chaque année dans la filière BNR (Bœuf de nos Régions, proposée par SVA), proches de 350 kg à 27-28 mois. Ils valorisent des parcelles en herbe. » Environ 35 bœufs sont conduits sur une SFP de 6 ha : 2 ha de maïs et 4 ha d’herbe. « Le chargement est fort, à 2,92 UGB/ha, mais les animaux ne sont pas poussés. Le producteur recherche plutôt de l’autonomie alimentaire. À partir de 8 mois, les veaux ne reçoivent plus de concentrés », ajoute Arnaud Frin, conseiller à la Chambre d’agriculture. Ils pâturent avec un complément de foin et d’enrubannage. En hiver, ils sont nourris avec du maïs, de l’enrubannage et de la paille.

1 235 € par animal

« Sur 2015, les bœufs ont été vendus en moyenne 1 235 € par animal, avec 8 % de R et 92 % de O. En parallèle, le coût alimentaire plus les frais d’élevage ont atteint 312 €/animal », chiffre Murielle Menoret, technicienne chez Elvea Bretagne, partenaire sur la démarche BNR. « Cette filière concerne des bœufs et génisses de moins de 30 mois, de 270 kg de carcasse au minimum, en races à viande, croisées viande et mixtes. L’alimentation après sevrage doit être basée sur l’herbe, pâturée, conservée et foin. »

Pour ce créneau, les éleveurs reçoivent une prime qualité allant de 0,11 à 0,21 €/kg de carcasse, selon le poids et le type d’animal. S’ajoute un complément de 0,05 € à 0,10 €/kg sur la période hivernale (de la semaine 40 à la semaine 15). Côté temps de travail, cet atelier n’est pas trop gourmand. « Les bœufs sont nourris une fois tous les deux jours en alternance avec les génisses », précise Stéphane Rousseau. L’élevage dispose d’un bâtiment spécifique pour les bœufs, un autre pour les génisses et une stabulation pour les vaches.

Coût alimentaire maîtrisé

Le coût alimentaire est une autre priorité sur l’élevage. Sur 2015-2016, il se situe à 80 €/1 000 L grâce à un coût fourrager très faible et un coût de concentrés maîtrisé, avec l’utilisation de colza en concentré de production, du soja donné au Dac, et du blé aplati (pas de VL). En travaillant notamment sur l’alimentation jusqu’à 6 mois, Stéphane Rousseau souhaite réduire l’âge au premier vêlage à 27 – 28 mois (actuellement à 29 mois). Importante sur l’élevage, la mortalité des veaux est une réelle difficulté. Avec son conseiller Eilyps, l’éleveur étudie plusieurs pistes pour pallier ce problème : vacciner les taries, donner un meilleur colostrum en congelant une partie, alimenter les vaches taries avec des minéraux spécifiques.

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