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Breizh Bovins Croissance va s’allier à Eilyps

La fusion entre Breizh Bovins Croissance et Eilyps devrait être actée pour le 20 juin. Ce projet vise à économiser les moyens et à redonner une dynamique à la filière bovin viande.
De g. à dr. : Jean-Louis Hervagault, Pierrick Cotto, Hubert Deléon (président du Comité Croissance, président et directeur d’Eilyps), François Hallépée, Pierrick Messager et Jean-Luc Le Coq (directeur, coordinateur et président de Breizh Bovins Croissance).
De g. à dr. : Jean-Louis Hervagault, Pierrick Cotto, Hubert Deléon (président du Comité Croissance, président et directeur d’Eilyps), François Hallépée, Pierrick Messager et Jean-Luc Le Coq (directeur, coordinateur et président de Breizh Bovins Croissance).

Breizh Bovins Croissance (BBC) a été créé en 2007 pour optimiser les coûts de fonctionnement du contrôle de performance bovin sur le Morbihan, les Côtes d’Armor et le Finistère. En Ille-et-Vilaine, une logique de regroupement différente avait été mise en place, avec la création d’Eilyps en 2012, fusion du Contrôle laitier 35 et de Bovins Croissance 35. « Pour maintenir le service attendu demain par les éleveurs à un prix raisonnable, dans un contexte d’aides publiques en baisse, nous avons souhaité nous rapprocher d’Eilyps », a expliqué Jean-Luc Le Coq, président de BBC, lors de l’assemblée générale de la structure le 1er juin à Rostrenen.

« Notre volonté est de proposer un projet global viande en Bretagne au bénéfice des éleveurs, pour le contrôle de performance et le conseil », confirment les différents partenaires. « Les élevages évoluent aujourd’hui et les compétences économiques, donc les soutiens possibles, sont passées des départements à la Région », continue Pierrick Messager, coordinateur BBC. « Nous souhaitons proposer des services communs aux éleveurs, voire renforcer l’offre de services. Grâce à la mutualisation de l’outil d’Eilyps, les adhérents de BBC pourront par exemple faire analyser leurs fourrages pour mieux adapter les rations. »

Jean-Louis Hervagault, président du Comité Croissance d’Eilyps, ajoute : « L’indexation génétique est un des intérêts du contrôle de performances, mais l’axe directeur est d’abord le conseil aux éleveurs. Un appui financier pourrait être proposé aux agriculteurs réalisant un Cap’Eco, analyse allant jusqu’au coût opérationnel. »

Taux de pénétration de 6 % à 17 %

Aujourd’hui, le taux de pénétration de Bovins croissance (VA 4 et VA 0, c’est-à-dire avec pesée/pointage ou sans) varie selon les départements. « 6 % des élevages allaitants y ont recours dans le Finistère, 10 % dans les Côtes d’Armor, 15 % en Ille-et-Vilaine et 17 % dans le Morbihan. Ces deux derniers départements ont toujours associé de l’appui technique à la pesée et au pointage. » En France, le taux est de 25 %.

En développement depuis plusieurs années au niveau de BBC, le contrôle de performances des génisses laitières est davantage pratiqué en Ille-et-Vilaine, avec 188 élevages adhérant à ce service. La Bretagne totalise 13 000 détenteurs de génisses. Autre chiffre régional, 2 800 élevages comptent plus de 20 mâles à l’engraissement (âgés de plus de 2 mois), dont 944 en possèdent plus de 50. Sur cette filière, le contrôle de performances est encore très peu implanté.

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