Productions Agricoles

Assainir les élevages et éradiquer la maladie

Les professionnels et les pouvoirs publics se sont mobilisés pour mettre en place une stratégie volontariste visant à assainir les élevages de palmipèdes et éradiquer l’Influenza Aviaire.

Quelques semaines après la détection du premier cas d’influenza aviaire hautement pathogène en Dordogne, il y a désormais 69 foyers qui se répartissent dans 8 départements du Sud-Ouest. La maladie touche principalement la filière palmipède. Face à cette situation et compte tenu des enjeux à la fois sanitaires et économiques, il apparaît nécessaire d’éradiquer efficacement et durablement la maladie dans la filière palmipède et plus largement afin de retrouver le plus rapidement possible le statut indemne de la France pour l’ensemble de la filière volaille. Pour cela, la Direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture a validé une stratégie d’éradication du virus, en trois volets :

  • La mise en place durable de mesures de biosécurité dans tous les élevages de volaille du territoire national,
  • L’assainissement de la filière palmipède dans la grande zone Sud-Ouest, par la mise en place de vides sanitaires,
  • La mise en œuvre d’une stratégie de surveillance renforcée dans la zone touchée et dans la zone indemne, dans tous les maillons de la filière.

Les professionnels ont partagé ce constat et ces orientations. Concernant les modalités d’assainissement de la filière palmipède, ils ont proposé un plan volontariste qui se décline de la façon suivante :

  • Pas de nouvelle mise en place de canetons à compter du 18 janvier, ce qui permettra l’assainissement de l’environnement avec la mise en place de nettoyages, désinfections et vides sanitaires dans l’ensemble de la zone et dès lors que les élevages n’abriteront plus de palmipèdes.
  • Pas d’abattage massif préventif des animaux en cours d’élevage. L’élevage des bandes de canards déjà mises en place sera donc poursuivi à son terme.

Ce plan permettra la remise en place de canetons sains dans des élevages assainis dès la fin du premier semestre. La production pourra ainsi reprendre pour assurer, dans de bonnes conditions, la production festive de fin d’année. La Confédération française de l’aviculture (CFA) a très vite réagi après ces annonces : « Nous considérons que la bonne application de ce plan ne pourra se faire que si les préjudices qu’il entraîne pour les éleveurs (allongement des vides sanitaires) et les entreprises (réduction d’activité et impact sur l’emploi) sont indemnisés. Nous attendons en conséquence que le Gouvernement mette en place très rapidement un plan d’accompagnement financier d’envergure. Il y va de la survie de nombreux éleveurs et entreprises avicoles françaises. »

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