Economie, marchés et gestion

Un rayon de soleil dans la morosité actuelle

Les concours d’animaux de boucherie de Noël auront été le rayon de soleil de cette fin d’année pour la filière viande, même si elle ne concerne qu’une minorité d’éleveurs chevronnés.

Il y a deux semaines, l’inquiétude était assez grande chez les organisateurs des concours de Noël, car les difficultés rencontrées sur le marché de la viande depuis plusieurs mois et la très forte dégradation des prix laissaient craindre le pire. Du côté des grands opérateurs, les commandes étaient plus que mesurées. « Il n’est pas facile de convaincre un responsable de magasin ou un chef boucher, d’investir dans une bête de concours, quand le chiffre d’affaires de l’année est en chute libre », c’est la remarque la plus souvent avancée par les vendeurs des abattoirs ou des chevilles. Le niveau de l’offre de cette édition 2015 est relativement stable avec quelque 3 000 animaux de haute valeur bouchère présentée que ce soit sur les grands concours régis par la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie (Fncab) ou sur les nombreuses manifestations locales. Quant à la qualité, elle reste remarquable et reflète bien le savoir-faire d’éleveurs passionnés.

Une activité commerciale très convenable

Les craintes d’avant concours ont été levées, et même si les niveaux de commande ont été revus à la baisse notamment dans les GMS qui ne travaillent pas du haut de gamme le reste de l’année, les tarifs constatés restent très convenables, même s’ils sont en léger retrait sur l’an passé. La plus-value est non-négligeable notamment pour les animaux primés, tout en revenant à des niveaux plus convenables pour ceux qui les vendent. Même les animaux non classés ont bénéficié de plus-values significatives face à la forte dégradation des tarifs dans le commerce conventionnel. Les observateurs donnent une moyenne allant de 0,50 à 1 € de plus-value dans les bêtes primées avec une fourchette de prix comprise entre 5 € à 7 €, (6 € à 7,50 €, l’an passé) pour monter de 8 à 10 € dans les Grands Prix voire plus dans quelques Grands Prix de Championnat. Ces tarifs ne sont malheureusement pas le reflet des
tarifs pratiqués dans les compagnes ces dernières semaines et doivent être remis dans le contexte des con-cours. L’image apportée par ces championnes accompagnées d’une communication adéquate dans les magasins ou les boucheries devront assurer de bonnes ventes pour les fêtes de fin d’année avec des consommateurs qui se tourneront vers l’achat plaisir d’une belle pièce de bœuf. Laurent Chupin/ Acti-Ouest

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