Productions Agricoles

Viser une cohérence globale

Cédric Lamort a repris une exploitation porcine à Bovel (35) en 2011. Quatre ans après son installation, le producteur atteint un rythme de croisière techniquement très satisfaisant.

Avant de s’installer en 2011, Cédric Lamort a travaillé 10 ans au sein de deux élevages porcins. « J’ai été chef d’élevage pendant trois ans chez Marc Touchais. Cette expérience m’a été très utile quand je suis arrivé sur mon élevage. J’ai choisi Triskalia, que je connaissais déjà, pour l’accompagnement et la génétique, afin de mettre en place le schéma que j’avais en tête » explique le producteur. Hormis la génétique qui a été progressivement renouvelée, l’éleveur a également changé de stratégie alimentaire et fait la mise aux normes bien-être truies en 2012. « J’ai aussi investi dans une nouvelle quarantaine, de nouvelles maternités, des places d’engraissement et des places en post-sevrage. Mon objectif était de revoir la chaîne de bâtiments pour aller vers de la marche en avant, et gagner un peu de marge en termes de place. »

Aurélien Geffroy, technicien Triskalia (à gauche),  accompagne Cédric Lamort, éleveur  à Bovel en Ille-et-Vilaine
Aurélien Geffroy, technicien Triskalia (à gauche), accompagne Cédric Lamort, éleveur à Bovel en Ille-et-Vilaine.

1 290 kg d’aliment par truie

Fort de son expérience, mais sans avoir forcément de chiffres précis en tête, Cédric Lamort avait des objectifs techniques pour son élevage : « Ici, les résultats étaient bons, mais je savais que l’on pouvait faire encore mieux avec une autre organisation et un nouveau programme alimentaire pour les truies ». C’est sur ce point que l’éleveur a travaillé dès son arrivée. Le programme Prolidrive et l’alimentation biphase Triskalia ont donc rapidement été mis en place sur l’élevage. « J’ai choisi un aliment riche en maternité. Dès que les résultats ont suivi, je suis passé d’une nourrice 13 à 14 en 2012 », commente le producteur. « Il faut accompagner les besoins de la truie et éviter à tout prix qu’elle sorte épuisée de la maternité, et avec des escarres. Il faut absolument qu’elle consomme en maternité. » À l’EARL de la Bouexière, la quantité d’aliments par truie et par an est ainsi passée de 1 175 kg en 2011 à 1 290 kg en 2015…

Repères

  • EARL La Bouexière Es Glo, Bovel (35), Cédric Lamort
  • 190 truies NE
  • 1 UTH
  • 30 ha de SAU (blé, maïs)
  • 7 bandes en sevrage à 28 jours
  • 13,32 sevrés par portée sur le dernier cycle de 7 bandes
  • ICG 2,78 sur le 1er semestre 2015

13,3 porcelets sevrés

« Cédric Lamort est aussi très vigilant sur l’alimentation des cochettes, afin d’atteindre le gabarit idéal. Objectif   1 an à la mise bas », affirme Aurélien Geffroy, technicien Triskalia. Partant de 11,5 porcelets sevrés en 2011, l’éleveur atteint en 2015, sur ses dernières bandes, 13,3 porcelets sevrés. Une belle performance que l’éleveur explique par un travail cohérent et global. « Je vise avant tout une bonne santé et une bonne homogénéité du troupeau grâce à une alimentation adaptée à chaque stade. Grâce à cette cohérence, on arrive à de bons résultats sur tous les ateliers. Je ne cours pas après un objectif chiffré. S’il y a de la quantité, tant mieux, mais je cherche avant tout à obtenir de beaux porcelets » affirme Cédric Lamort.

La fertilité des truies suit aussi puisqu’elle atteint 97 % au 1er semestre 2015. L’indice de consommation globale est à 2,78 et devrait passer à 2,7 dans les semaines à venir si la productivité continue à augmenter. L’éleveur parvient à 27,8 porcs produits par truie en 2015. « J’ai eu un petit souci suite à un changement de logiciel de machine à soupe en 2014, mais maintenant je pense avoir atteint un rythme de croisière. Je ne cherche pas plus, mon objectif est de maintenir cet équilibre sur toute la ligne et ces résultats sans surcoût et sans surcharge de travail. » Père de deux enfants, Cédric Lamort souhaite dégager du temps pour lui et ses proches.

L’éleveur vise avant tout la qualité des porcelets
L’éleveur vise avant tout la qualité des porcelets. Force est de constater qu’il atteint également un objectif de quantité avec plus de 13 sevrés sur les dernières bandes.

Organisation rigoureuse

Gérant seul son atelier, il a donc mis en place une organisation rigoureuse au quotidien afin de ne pas être débordé. Il sous-traite les travaux des champs à une ETA, tout comme le lavage des maternités depuis peu. « En moyenne, j’essaie de commencer à 7 h et de finir à 18 h. Le week-end, je viens 3 heures le samedi matin et 2 heures le dimanche matin. Pour y arriver, il faut suivre un plan précis, ne pas se disperser et ne pas se dire que l’on fera cela plus tard… Par exemple, quand les inséminations artificielles sont prévues à 8 h 30 le lundi matin, je m’y tiens », explique le producteur.

L’alimentation entièrement automatique et un poste fixe de lavage lui font  également gagner du temps. Il a choisi un système avec un repas par jour et s’interdit tout rajout à la main. « Commencer à faire des rajouts à la main, c’est mettre la main dans un engrenage sans fin. » Côté engraissement, il a décidé de sous-traiter une partie (250 places) à un façonnier pour gagner un peu de marge. « Avec la productivité qui augmente, j’avais besoin d’un peu d’air avec un objectif de faire des porcs plus lourds. » À l’avenir, Cédric Lamort souhaite acquérir du foncier pour gagner en autonomie alimentaire et en plan d’épandage. « Et pourquoi ne pas augmenter légèrement le cheptel pour être en mesure d’embaucher un salarié et me dégager un peu de temps ? On verra. »

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