Productions Agricoles

Innov’Action : «Du fonctionnel à un prix raisonnable»

Du 23 au 26 juin, le réseau Chambres d’agriculture de Bretagne organise ses traditionnels rendez-vous Innov’Action. Cette année, les associés du Gaec de la Motte Coathual à Plouguernével (22), ouvrent leurs portes aux visiteurs. Visite en images d’une exploitation aux bâtiments bien pensés.

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En fond de case, les taurillons bénéficient d’une surface de couchage sur tapis caoutchouc. « Un modèle confortable avec de petits picots sur la face en contact avec le sol. Les animaux ne s’y trompent pas, ils sont toujours couchés sur les tapis. »

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Cette nurserie est simple et fonctionnelle. C’est un appenti appuyé au bâtiment, exposé plein sud. Les veaux y sont élevés en case individuelle jusqu’à 3 semaines avant d’être allotés par 3 ou 4 en petites cases collectives. Un système de trappe astucieux permet de les pousser ensuite aisément dans le bâtiment génisses attenant. « Je n’aime pas les niches, tranche François Boillet. Qu’il vente, pleuve ou neige, je veux être à l’aise pour soigner les veaux. Ces bonnes conditions pour l’éleveur sont en faveur d’une meilleure observation des animaux. Et puis, en termes de montant investi, c’était équivalent à l’achat… »

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Les veaux sont surélevés sur un plancher bois.  « Cela laisse passer les jus et la consommation de paille, qui reste sèche, est très faible », précise Pierre Boillet. « Et on travaille à hauteur, plus confortablement. » Parois murales montées « à partir de coupes de planches PVC type porcherie de 6 m. Un matériau qui n’est pas froid, très facile à nettoyer et peu coûteux. »

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Tous les mâles sont engraissés. L’année dernière, le vieux bâtiment sur caillebotis des années 70 a été rasé pour ne conserver que la fosse. Une nouvelle étable de 80 places a été reconstruite sur ces fondations et inaugurée en octobre 2014. Les animaux arrivent après le sevrage et toute la phase d’engraissement est concentrée dans cette enceinte. Un serpentin de 200 m de tuyau passe sous l’aire paillée des plus jeunes : l’eau est réchauffée avant d’être distribuée dans les abreuvoirs. Une eau tempérée, en faveur du confort et de la consommation des animaux. Le couloir central permet d’apporter de l’enrubanné en plus du maïs ensilage : les taurillons sont beaucoup plus calmes avec ce nouveau régime plus varié. Les progrès ne se sont pas fait attendre : « Les derniers animaux partis avaient entre 20 et 22 mois, contre 23 mois auparavant, pour un poids supérieur et de meilleurs classements… »

À découvrir

Une organisation parallèle de bâtiments évolutifs avec une cour d’accès centrale,  une stabulation organisée en deux aires paillées distinctes, une installation de traite épi 2×4 transformée TPA 2×8 avec décrochage sans avoir touché à la maçonnerie, le recours à l’enrubannage en continu (démonstration sur place), de l’avoine immature récoltée pour les génisses, des cultures simplifiées (maïs semé à la volée, implantation de pâture sous couvert de céréales…), stockage d’orge en boudin (démonstration sur place), neutraliseur d’eau pour remonter le pH de l’eau de source, intégration de la drèche de blé dans la station, démonstration de drone à caméra pour détecter des modules photovoltaïques défectueux…

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Cécile Nicolas Le Morzadec, élue à la Chambre d’agriculture, et les associés du Gaec, Pierre, Nicole et François Boillet devant les de 110 laitières. Des Normandes et quelques Simmental : « Une race mixte, rustique que nous avons intégrée dès 2005. En pure ou en croisement à l’époque pour améliorer les défauts d’aplombs de certaines Normandes. »

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