Productions Agricoles

Maïs : broyer fin et incorporer les résidus

Une gestion adaptée des résidus de maïs permet entre autres d’améliorer le taux de levée de la culture suivante, de réduire les risques de contamination en mycotoxines et de lutter contre les insectes foreurs du maïs.

Le broyage et l’incorporation des résidus de maïs sont fortement recommandés. Soigneusement réalisées, ces opérations permettent en premier point de lutter contre la pyrale en blessant les larves ou nymphes et en favorisant leur parasitisme. Un broyage réalisé tôt après la récolte détruit ces larves et en expose d’autres au froid hivernal, aux prédateurs et aux parasites. Le broyage et l’incorporation réduisent également le risque de mycotoxines sur le maïs ou le blé suivant en favorisant la décomposition des résidus, support de conservation des fusarioses. Plus les résidus sont enfouis et/ou broyés finement, moins ils seront présents au mois de avril/mai, réduisant ainsi le risque de contamination des épis par les ascospores de fusariose de Fusarium graminearum, un des agents responsable de la fusariose des épis et de la production de DON (déoxynivalénol). De plus, l’opération limite le développement des maladies foliaires (helmintosporiose fusiforme et kabatiellose) dont les spores se conservent sur les résidus.

Enfin, le noyage facilite aussi l’implantation de la culture suivante, notamment en absence de labour. La présence importante de débris végétaux dans le lit de semences peut être un obstacle à la levée du blé. En situation où un travail superficiel est réalisé, le broyage et l’enfouissement des résidus facilitent le fonctionnement des semoirs conventionnels ou rapides à disques et le positionnement des semences de blé.

Quel matériel pour le broyage ?

On cherchera un broyage le plus fin et le plus bas possible permettant une bonne dégradation des résidus. Pour cela, un broyeur tracté à axe horizontal est le matériel qui réalise le meilleur travail, mais il reprend mal les tiges écrasées lors de la récolte. Quant au broyage sous les becs de la moissonneuse, il ne permet pas d’obtenir un résultat optimal et peut s’avérer insuffisant, notamment pour limiter les risques de fusariose et de pyrale. En situation à risque fort, par exemple pour un semis de blé implanté sans labour après un maïs grain, les 2 types de broyages successifs peuvent être nécessaires. Michel Moquet / Arvalis – Institu du végétal

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