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Chaque été, les feux de végétation, notamment de forêts, se multiplient, souvent dans des zones isolées ou difficiles d’accès, éloignées des centres de secours, rappelle Élodie Le Priol du service Environnement de la Chambre d’agriculture de Bretagne. « Dans les campagnes, les agriculteurs sont souvent les premiers sur place. Ils disposent de ressources précieuses : tonnes à eau ou à lisier, bonne connaissance du territoire et réactivité… Autant d’atouts qui peuvent permettre d’intervenir efficacement en complément des moyens des Sdis pour aider à stopper un feu dès ses débuts. »
Du matériel pour fournir de l’eau
Pour autant, lutter efficacement et surtout en sécurité contre un incendie ne s’improvise pas. Dans ce cadre, les représentants de la Chambre d’agriculture et du Sdis 22 ont signé en préfecture une nouvelle convention. L’objectif est de bâtir un réseau d’intervention de personnes prêtes à s’engager comme pompier. « L’engagement est volontaire et se fait pour une durée de 2 ans a minima via la signature d’un contrat qui est reconduit à la demande du volontaire. Tous les agriculteurs, ETA et Cuma sont les bienvenus dans ce dispositif. Le prérequis principal est d’arriver sur les lieux d’intervention en moins d’une heure, avec une tonne à eau remplie », détaille Didier Lucas, président de la Chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer de sa propre assurance concernant le matériel utilisé. « Par ailleurs, cet engagement vous confère le statut de collaborateur occasionnel du service public, permettant ainsi de bénéficier de la couverture assurantielle prévue à cet effet », précise Élodie Le Priol.
L’intérêt de cette démarche est que « vous ne serez jamais seul sur le terrain ». En intégrant ce réseau structuré, la personne bénéficie d’une formation courte assurée par …
Journal Paysan Breton / Articles de : Toma Dagorn
Articles par Toma Dagorn
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