Un ciel légèrement nuageux, de belles éclaircies et une météo plus propice aux loisirs dans les champs qu’à la plage : toutes les conditions étaient réunies pour faire de l’Agrifête un succès. Aux portes du Morbihan, Scaër a attiré un public venu des deux départements.
Portée cette année par les Jeunes Agriculteurs de Scaër, Bannalec et Rosporden, la fête conserve une recette résolument familiale. Structures gonflables, conduite de vrais tracteurs sur circuit ou pilotage de mini-pelleteuses, petit train, etc. : les enfants avaient de quoi s’occuper pleinement de la fête. Un peu plus loin, Un peu plus loin, l’exposition de vieux tracteurs attirait ses fidèles, tandis que les matériels exposés par les concessionnaires et les entreprises de travaux agricoles donnaient au site des airs de salon agricole.
Une fête populaire et familiale
Mais, comme chaque année, le clou de ce rendez-vous estival demeure le Moiss Batt Cross. À chaque vrombissement des moteurs, les spectateurs se massent derrière les barrières pour suivre les moissonneuses-batteuses customisées, lancées sur la piste dans un nuage de poussière et de fumée. La course de tracteurs attelés à des remorques chargées de balles d’enrubannage a également trouvé son public.

La sécheresse au coeur des conversations
Derrière l’ambiance festive, les conversations revenaient inévitablement sur la sécheresse. Prairies desséchées, rendements du maïs en baisse et achats de fourrage préoccupent les éleveurs en cette fin août. Avec un maïs grain qui flirte avec les 300 €/t, les parcelles sur pied se négocieraient autour de 1 500 €/ha, hors chantier d’ensilage. Cette dépense supplémentaire en fourrage intervient alors que le prix du lait recule d’environ 100 €/1 000 litres et que les coûts de l’énergie et des engrais augmentent. Certains observateurs s’interrogent même déjà sur la disponibilité des fertilisants pour les céréales au printemps prochain.
Didier Le Du

