Un élevage au service de l’innovation

À Plourivo, David Labbé fait partie de ces éleveurs qui aiment expérimenter. Son objectif : améliorer ses pratiques d’élevage tout en contribuant aux avancées de la filière.

Intérieur d'un poulailler vide avec des caméras suspendues - Illustration Un élevage au service de l’innovation
La caméra se positionne à environ 1,90 de hauteur. | © Chicams

« J’ai toujours fait énormément de tests », déclare David Labbé, aviculteur à Plourivo (22). « Ça me motive et ça me permet de rester au top. » Depuis 2024, il utilise par exemple une caméra ChiCams afin de déterminer avec précision le poids des volailles à différents stades de croissance grâce à l’intelligence artificielle. « Le système enregistre 15 secondes de vidéo toutes les 15 minutes », explique Gwenaël Le Lay, co-développeur cette la solution. « Toutes les données sont stockées et traitées directement dans le disque dur de la caméra. Ainsi, aucune image ne sort de l’élevage. » Pendant un an, l’algorithme a été entraîné à partir de données issues de pesées manuelles et d’images de volailles élevées sur différents types de litière. Il fonctionne sur les souches Ross 308, JA 757 et JA 787. « Nous sommes précis à 50 grammes près. Nous avons comparé les résultats avec ceux des quatre pesons que David utilise également dans son bâtiment, sur une diazine de lots. »

Positionnée à environ 1,90 m de hauteur, la caméra est simplement alimentée par un câble Ethernet. Une fois les images capturées, l’intelligence artificielle identifie les animaux et sélectionne ceux qui sont les plus faciles à détourer, en écartant par exemple les volailles regroupées les unes contre les autres. « Les données de poids sont consultables sur un portail web », ajoute Gwenaël Le Lay. « Nous envisageons prochainement d’envoyer directement les synthèses aux éleveurs via WhatsApp. »

Analyser l’ambiance

Le bâtiment de David Labbé est aussi équipé de micros et de caméras, classiques cette fois-ci. « Je travaille avec l’Itavi sur ce projet », indique le Costarmoricain. « Nous enregistrons et analysons le comportement des animaux ainsi que les sons qu’ils émettent, comme des cris ou des toux. À travers tous ces essais, j’ai à cœur de contribuer au progrès de la filière. »

Alexis Jamet


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