Les parcelles de blé ont atteint le stade épi 1 cm pour la majorité d’entre elles, c’est donc le moment de s’interroger sur le risque piétin verse. La tolérance variétale est un levier majeur pour limiter le risque maladie. Aussi, pour les variétés tolérantes notées 5 ou plus vis-à-vis du piétin verse, aucun traitement n’est à prévoir. Pour les variétés qui ont une note vis-à-vis du piétin verse inférieure à 5, il est indispensable d’évaluer le risque à l’aide de la grille de risque. Cette grille prend en compte la tolérance variétale, le type de sol, le travail du sol et enfin le risque climatique. Cette année le risque climatique est moyen à fort (pour des variétés sensibles), il est plus élevé que l’année dernière du fait des conditions hivernales. À noter pour les semis tardifs (fin novembre-décembre) dans l’ouest de la région, le risque est plus faible que sur la carte ci-dessus. Si une intervention est nécessaire, le stade d’application est important. Viser épi 1 cm à 1 nœud ; après 1 nœud, l’intervention est moins efficace. D’autre part, l’efficacité de l’application est loin d’être parfaite. Prioriser les interventions sur les risques forts pour surtout limiter le risque de verse parasitaire de fin de cycle. Les matières actives utilisables pour lutter contre le piétin verse sont d’abord la métrafénone et le cyprodinil et, dans une moindre mesure, le prothioconazole. Le cyprodinil et la métrafénone n’ont pas d’efficacité contre la septoriose. Les bases Unix Max 2,5 L/ha (cyprodinil) ou Flexity 0,5 L/ha (métrafénone) associées assurent une efficacité modeste sur piétin verse depuis ces dernières années. Arvalis Potentiel climatique de développement du piétin-verse prévu par le modèleTOP au stade épi1cm (précocités et dates de semis normales). Source : Arvalis….
Risque de piétin verse sur variété sensible

