Les remous nationaux (lire en P. 4) a trouvé un écho immédiat dans le Finistère. Plusieurs figures historiques de la Coordination rurale du Finistère ont décidé de rendre leur carte. Parmi eux, d’anciens piliers déjà là depuis le début des années 2000. « On n’est pas assez nombreux pour se diviser », confie par exemple Bruno Demeuré. Le ton est amer. 34 % aux élections chambres Lors des dernières élections consulaires, la CR 29 avait frôlé les 34 % des suffrages. « Un résultat construit sur la durée, porté par une équipe soudée et une stratégie de terrain ». Pour plusieurs militants, la mise à l’écart de Véronique Le Floc’h constitue une rupture. « Beaucoup venaient pour elle », assure l’ancien président départemental. Image moderne, maîtrise technique, capacité à débattre : « Son profil élargissait le public au-delà du noyau dur ». Au cœur des tensions : des désaccords anciens sur la stratégie et la gouvernance. Certains dénoncent une personnalisation excessive des débats internes et une focalisation sur les rivalités plutôt que sur les dossiers agricoles. Quelles conséquences en Bretagne ? Le Finistère fait partie des départements moteurs de la CR en Bretagne. Son poids électoral contribue aussi aux équilibres nationaux et aux dotations liées aux résultats. Les départs annoncés pourraient fragiliser l’implantation régionale du syndicat. Au-delà des personnes, c’est la question de la ligne qui se pose : confrontation permanente ou stratégie d’influence ? Dans un monde agricole déjà traversé par de profondes mutations, la division syndicale pourrait coûter cher. Didier Le Du…
Les fondateurs de la CR 29 claquent la porte
Après la démission nationale de Véronique Le Floc’h, c’est au tour de plusieurs membres fondateurs de la Coordination rurale du Finistère d’annoncer leur retrait.

