« Alors que le gouvernement a instauré un moratoire national sur les discussions relatives à l’eau depuis le 13 janvier, les travaux du Sage Vilaine se poursuivent », se sont fâchés les responsables FDSEA et JA du territoire concerné, lors d’un point presse sur l’exploitation d’Emmanuel Ruelland à Iffendic (35). L’application des dispositions concernant l’interdiction d’herbicides sur parcelles à risques en maïs, prévues dans le nouveau Sage, impacterait fortement son élevage.« Je me suis installé il y a 11 ans. Mon exploitation compte 125 truies naisseur-engraisseur et une SAU avec 26 ha de blé, 26 ha de maïs et 2 ha de prairies permanentes. Passer en désherbage mécanique serait beaucoup plus coûteux, en matériel et temps de travail, et je ne serais pas sûr de remplir mon stock. Pour davantage d’autonomie alimentaire, j’ai investi en 2023 et 2024 dans une cellule de stockage des céréales et un silo-tour pour le maïs. Des équipements qui me coûtent 24 000 € d’annuités jusqu’en 2033. »Pas de précipitation« Le Sage Vilaine aurait dû être un outil de rassemblement et de progrès partagé. Il est aujourd’hui devenu un symbole de déséquilibre, de précipitation et de stigmatisation », regrettent les élus agricoles.Avant de stopper les produits phytosanitaires, « le préalable doit être la réalisation des diagnostics de vulnérabilité des parcelles. Nous demandons par ailleurs la suppression de l’objectif de 40 % de bio d’ici 2040, une autre surtransposition, déconnectée des marchés », soulignent les élus. Ils réclament aussi la présence de davantage d’agriculteurs dans la gouvernance de la Cle (Commission locale de l’eau). « Il n’y a que 7 sièges agricoles sur 72, alors que l’agriculture représente 60 % du territoire concerné et 11 règles sur 15. »« Des financements des diagnostics et de l’ensemble des mesures doivent être prévus ainsi que la réalisation d’une…
Le Sage, « symbole de déséquilibre »
Alors que les travaux du Sage Vilaine se poursuivent, les responsables FDSEA et JA du territoire ont exprimé leur colère. Ils dénoncent un projet « stigmatisant et aux conséquences économiques lourdes pour l’agriculture ».

