Dossier technique

Du confort grâce à la table de parage sur l’élevage

Gaec des Friches à Saint-Aignan-sur-Roë (53) - Réalisant lui-même les opérations de parage, Mickaël Friteau utilise une cage basculante lui assurant du confort de travail, avec une intervention à bonne hauteur. Les vaches restent calmes.

intervenant sur une vache sur une table de parage - Illustration Du confort grâce à la table de parage sur l’élevage
La vache est allongée 
lors de l'intervention
(photo d’illustration). | © Rosensteiner

Installés à Saint-Aignan-sur-Roë, Mickaël Friteau et Loïc Croissant gèrent un troupeau de 115 vaches Prim’Holstein (1,083 million de L de lait) sur une SAU de 93 ha. Deux robots de traite d’occasion ont été installés il y a bientôt 7 ans. « Nous recherchons à être au maximum autonomes sur notre exploitation, tout en gardant de la souplesse au quotidien », ont déclaré les exploitants lors d’une porte ouverte organisée en fin d’année par la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

« Être au maximum autonomes »

Auparavant, Seenovia intervenait 3 fois par an pour les parages sur le troupeau laitier. « Ils passaient environ 25 vaches à chaque fois, en préventif ou curatif. » Depuis 2023, c’est Mickaël Friteau qui réalise tous les parages. « J’ai suivi une formation avec la Chambre d’agriculture », précise l’éleveur. Il utilise une cage basculante ergonomique (modèle Kipp Top II de la marque Rosensteiner). « Les vaches sont allongées, c’est plus facile pour intervenir. J’ai découvert ce type de cage avec un pareur de Seenovia/MSB qui en avait utilisé en version mobile et professionnelle (full-option) ».

Eleveurs dans une stabulation
Mickaël Friteau (à gauche) et Loïc Croissant gèrent un troupeau de 115 vaches Prim’Holstein.

La cage est fixée au sol près des robots

Sur le Gaec, l’investissement a été d’environ 10 500 € HT (des aides ont été possibles). La cage a été fixée au sol dans la stabulation, près des robots. « Pour le parage, la vache arrive dans la cage par un jeu de barrières puis est bloquée à l’arrière par une porte à cliquets l’empêchant de reculer. Ensuite, je serre la porte à l’encolure. »

Après la mise en place des deux sangles ventrales, une commande hydraulique permet de les remonter et de les ajuster pour un bon maintien en fonction de la morphologie de l’animal. La table est inclinée à 70-80 ° avec une manette, grâce à une centrale hydraulique, puis les sangles de pattes sont mises en place. La cage est enfin totalement basculée, la vache est allongée de côté sur un tapis caoutchouc de 30 mm.

« Habituées à la contention, au robot, les vaches restent assez calmes. Je peux intervenir en toute sécurité. » Quand l’opération est terminée, la table est redescendue, la vache est libérée. L’outil est nettoyé à l’eau (haute pression) à la fin de chaque utilisation.

« Cette organisation permet de mieux gérer les boiteries sur l’élevage. » Mickaël Friteau réserve une journée par mois au parage, pendant environ 3 à 5 heures (nettoyage compris). « Je passe 12 à 15 vaches (suivant le préventif ou curatif), que j’ai repérées et notées au préalable. Un parage est systématiquement réalisé dans le dernier mois de lactation avant le tarissement. »

Paille entière sur logettes

Pour le couchage, les vaches laitières disposent de logettes paillées 2 fois par semaine (à hauteur de 5 kg/VL/jour). « Nous utilisons de la paille entière pour le confort des bovins. » Par contre, le nettoyage des logettes à la fourche demande 10-15 minutes de travail à deux personnes, matin et soir. Les vaches laitières pâturent de mars à juin. Le tarissement se fait sur 2 mois : un mois au pâturage en saison, puis un mois en bâtiment, sur aire paillée, pour la ‘préparation vêlage’.

Les inséminations sont également réalisées par Mickaël Friteau via le dispositif Eye Breed, avec pistolet, « moins intrusif que les IA classiques ». L’opérateur est guidé par une caméra qui retransmet l’image sur son smartphone. « J’ai suivi une formation avec ce matériel. » Pour la détection des chaleurs, les éleveurs ont fait le choix de boucles-sondes SenseHub début 2023. « Elles sont légères et pratiques. En cas de chaleurs, en plus des notifications sur le smartphone, elles clignotent pendant une période déterminée de la journée (entre 6 h et 9 h). Ce dispositif simplifie et améliore la détection des chaleurs », soulignent les associés. Autre avantage, « l’application SenseHub permet de visualiser la fenêtre optimale d’insémination. »

Agnès Cussonneau

Frais vétérinaires contenus

Alors que la moyenne locale Cerfrance se situe à 36 €/1 000 L, les frais vétérinaires sur le Gaec sont maîtrisés à 27 €. Un des objectifs des associés est « de réduire le nombre d’animaux, avec un taux de renouvellement à 30-35 %, et d’augmenter la productivité par vache ».

ventilateurs et vaches au cornadis
Huit ventilateurs électriques ont été installés gérés par sondes de température.

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