L’élevage breton offre des emplois durables

Attendus pour pallier les départs en retraite des chefs d’exploitation, les salariés agricoles, notamment en élevage, sont une denrée rare.

Trois femmes assises autour d'une table lors d'un débat - Illustration L’élevage breton offre des emplois durables
De g. à dr. : Anne Bertagniolo, de la Chambre d’agriculture, Louise Maurice et Magalie Lemoine, de l’Anefa. | © Paysan Breton - T. Dagorn

En 2023, selon les données MSA, en Côtes-d’Armor, 38 % des chefs d’exploitation avaient plus de 55 ans et 55 % plus de 50 ans. Dans le département, comme ailleurs, la question du renouvellement des 7 690 ETP chefs d’exploitation est jugée « problématique ». Face à ce défi structurel, un mouvement de fond : le nombre d’actifs familiaux recule, celui des salariés augmente. « Aujourd’hui, les salariés représentent 38 % de la main-d’œuvre des exploitations costamoricaines contre 26 % en 2010 », rapportait Anne Bertagniolo, de la Chambre d’agriculture, à l’assemblée générale de l’Anefa 22, jeudi 20 novembre, à Plérin. La chargée de mission boucle actuellement une étude prospective montrant que la part de salariés concernera 50 % des actifs agricoles en Bretagne en 2035. Le salariat concernera 50 % des actifs en 2035 Des agents d’élevage très recherchés « Il y a en effet de plus en plus d’offres de postes de salariés. Ce phénomène accompagne l’évolution des exploitations agricoles de schémas parents – enfants vers des structures qui embauchent. C’est ce que dit du marché notre Bourse du travail qui rapproche l’offre et la demande », confirme Louise Maurice, de l’Anefa Bretagne. Une des particularités de la Bretagne agricole est de proposer des contrats durables notamment en élevage – « 66 % des offres concernent des CCD de plus de 6 mois ou des CDI » – par rapport à des activités plus saisonnières dans d’autres régions. « Les postes d’agent d’élevage restent les plus difficiles à pourvoir tant la demande est forte. Des profils orientés machinisme sont également recherchés dans les Cuma, ETA et même certaines exploitations. » Savoir-être attendu chez les débutants Dans l’assemblée, Chantal Bévillon, référente apprentissage au lycée de Kernilien, rapportait qu’aujourd’hui beaucoup d’étudiants ont déjà une offre d’emploi avant même le diplôme….

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