Savoir suivre la bonne route professionnelle

Face aux difficultés, des éleveurs qui ont participé aux sessions Continuer ou se reconvertir témoignent de l’importance d’être soutenu et accompagné pour prendre les bonnes décisions.

18497.hr - Illustration Savoir suivre la bonne route professionnelle

« La cinquantaine arrivant, j’ai fait face à des difficultés physiques et également familiales. J’ai d’abord continué en prenant toute cette charge sur le dos… », démarre Anne-Marie Prigent, installée en poules pondeuses plein air depuis 1995. À bout, elle s’est finalement inscrite à une session « Continuer ou se reconvertir » (voir encadré). « En arrivant, je n’en pouvais plus. J’avais dans la tête l’idée d’arrêter et venais trouver des outils pour changer de métier. »  « J’ai compris que je pouvais poursuivre » Pour permettre de prendre du recul et du repos, les sessions se déroulent pendant trois jours à Saint-Jacut-de-la-Mer, dans un cadre apaisé, loin de l’exploitation. « Là, j’ai trouvé un groupe de personnes bienveillantes. Chose essentielle, il n’y avait aucun jugement entre nous. » Étonnamment, « au fur et à mesure », l’envie de l’avicultrice passionnée est « remontée » en trois jours. « J’avais un sentiment d’inachevé. J’ai appris et compris que je pouvais poursuivre. » En rentrant, Anne-Marie Prigent a contacté la MSA. « Pour souffler un peu, j’ai bénéficié du dispositif de l’aide au répit qui m’était vraiment nécessaire. Dans la continuité, j’ai aussi suivi une formation sur le bien-être au travail. » La rencontre avec Matthieu Bourdet, conseiller en prévention, a également été déterminante pour rebondir. « Sur ses conseils, j’ai mécanisé le ramassage des œufs, investi dans un quad avec une lame, travaillé sur mes postures de travail… Cela m’a changé la vie. » Un dossier a été déposé à l’Agefiph pour être reconnue personne en situation de handicap ouvrant l’accès à des droits et subventions. « Cette reconnaissance de mes problèmes de santé liés à l’usure était importante pour moi. » Depuis cette pause bénéfique, Anne-Marie Prigent note que les choses se sont apaisées : « Aujourd’hui, je suis toujours installée et bien dans mon travail. J’ai appris à me recentrer et à m’accomplir. C’était inattendu pour moi ! » J’ai mécanisé et travaillé mes…

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