Moins d’animaux improductifs comme piste d’action

Limiter les animaux improductifs et améliorer l’efficience des élevages de ruminants sont des réponses à apporter face au réchauffement climatique. Des aides peuvent aider les éleveurs à faire chuter leurs émissions.

17260.hr - Illustration Moins d’animaux improductifs comme piste d’action
Améliorer l’efficacité des troupeaux est une des pistes de réduction des gaz à effet de serre.

L’agriculture génère 19 % des émissions de Gaz à effet de serre (GES) en France, derrière les transports pesant 30 % des émissions, et au même niveau que l’industrie (19 %) et les bâtiments (18 %). Mais ce chiffre ne représente pas son bilan final car le stockage du carbone n’est pas pris en compte. « Et l’agriculture a réduit ses émissions de GES de 10 % entre 1990 et 2019 », a précisé Élodie Brachet, de la Chambre d’agriculture de Bretagne, intervenant sur « l’empreinte carbone en élevage bovin viande » lors de l’assemblée générale du syndicat Charolais 35, le 24 août à Gennes-sur-Seiche (35). Trois types de GES sont émis sur les exploitations agricoles : le dioxyde de carbone (CO2) lié à l’utilisation d’énergie fossile, le méthane (CH4) issu du rumen des animaux et des déjections, et le protoxyde d’azote (N2O) engendré par la transformation des produits azotés sur les terres agricoles (engrais, déjections, résidus). « Le pouvoir de réchauffement du CH4 est 27,2 fois supérieur à celui du CO2. La multiplication grimpe à 273 pour le N2O. » C’est une des raisons pour lesquelles le cheptel bovin est montré du doigt. 56 % des émissions sort du rumen Améliorer l’efficacité des troupeaux est d’ailleurs une des pistes de réduction des GES mise en évidence dans le projet Life beef carbon qui s’est déroulé de 2016 à 2020, associant plus de 2 000 fermes bovines et 4 pays : France, Irlande, Italie et Espagne. « L’étude a d’abord montré que la fermentation entérique dans le rumen pèse 56 % des émissions des fermes françaises. » Autre chiffre : « Le tiers des émissions brutes sont compensées par le stockage de carbone. » Par ailleurs, « des marges d’amélioration existent car de fortes variations sont identifiées entre exploitations. » Un zoom plus poussé sur les naisseurs a mis en exergue des points forts chez les 10 % d’exploitations aux émissions les plus basses : une production de…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article