« Regarder par-dessus le talus »

Il a hérité de son père son amour pour la Pie Rouge avant de le transmettre à son tour à ses enfants. Rencontre avec Rémi Briant, président de l’association nationale de la race et éleveur finistérien passionné à la carrière bien remplie.

16731.hr - Illustration « Regarder par-dessus le talus »
La Pie Rouge : une passion partagée en famille. Rémi Briant et son épouse Nadine, aux côtés de leurs enfants, Emmanuelle et Ludovic, et de leurs petits-enfants, Kiara, Kylian, Amaury et Gabriel.

Près de 40 ans après s’être installé sur la ferme familiale, à Kerbrelivet, dans la campagne de la commune de Milizac-Guipronvel (29), Rémi Briant a toujours le même enthousiasme dès lors qu’il évoque son sujet de prédilection : la Pie Rouge. Une passion héritée de son père qui, séduit par le côté robuste de ces animaux, fut, à la fin des années 60, l’un des pionniers de la race en Bretagne. Actuel président de l’association nationale France Pie Rouge, l’éleveur Nord-Finistérien définit la race comme « une vache productive, ayant un côté rustique et de très bons taux ». Un atout de poids car « quand la conjoncture ne permet pas de faire du volume, c’est sur les taux qu’il faut travailler pour aller chercher de la valeur ajoutée ». L’homme sait de quoi il parle. Quand il rejoint ses parents sur l’exploitation en 1984, le régime des quotas laitiers entre juste en vigueur. « Je n’ai pas obtenu un seul litre de lait de plus que les 250 000 litres de l’époque  », se souvient Rémi. Il lui faut donc trouver d’autres voies de développement. « Comme nous avions déjà un bâtiment d’engraissement porcs, pour pouvoir l’alimenter, mon épouse Nadine s’est lancée, en 1986, avec 40 truies. » Nouvelle étape sept ans plus tard, avec l’arrivée de la sœur de Rémi et de son époux. Exit le Gaec de Kerbrelivet, la nouvelle entité issue de la fusion de deux exploitations prend le nom de Gaec des Alizés, afin de bénéficier « de vents porteurs ! » Pour sécuriser le quatrième emploi, les associés hésitent alors entre les productions de porcs et de poulets. « Et puisque l’on avait déjà un pied dans le porc, on a choisi de poursuivre. » L’autorisation de construction est délivrée en 1995 pour un élevage de 280 truies naisseur/engraisseur. Réalisée dans la foulée, la première phase de travaux comporte 170…

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