« L’élevage a des solutions »

Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes sur la baisse du cheptel bovin, le réseau Chambre d’agriculture s’active à faire des contrepropositions chiffrées.

16446.hr - Illustration « L’élevage a des solutions »
André Sergent, président de la Chambre régionale d’agriculture (© CDAF)

« Avec Gilbert Guignand, éleveur laitier en Haute-Loire et président de la Chambre régionale de la région Aura, j’ai été auditionné par la Cour des comptes », relate André Sergent, président de la Chambre d’agriculture de Bretagne. « Le sujet était : l’argent public est-il utilisé à bon escient chez les éleveurs de bovins ? Et voilà que l’on nous résume ce rapport à la nécessité de diminuer le troupeau bovin de 30 % pour limiter le réchauffement climatique. Ce n’est pas entendable ». Des conclusions partielles… et partiales (?) Ce rapport a en effet répandu une onde de choc dans les campagnes et dans les instances professionnelles. Trois jours après la publication du rapport, des bureaux Chambre d’agriculture étaient organisés dans les départements bretons sur le thème « Élevage bovin et environnement, climat, GES ». Objectif : faire des contrepropositions. « Car les pistes évoquées par la Cour des comptes sont partielles et manquent de vision à long terme. Quid en effet de ce que l’on appelle les « externalités positives » liées à l’élevage, que sont les bénéfices sur la captation d’azote par les prairies, sur la biodiversité, la lutte contre l’enfrichement, la production d’engrais organiques qui réduisent le recours à de l’énergie fossile. Sans parler bien sûr, et c’est le plus important, de la vitalité des territoires ruraux et de l’emploi intiment liés à l’élevage », liste André Sergent. « Pas nécessairement une diminution » Cette analyse est largement partagée au niveau national par les Chambres d’agriculture France (ex-APCA). En amont de la parution du rapport, en octobre dernier, son président Sébastien Windsor avait recommandé à la Cour des comptes qu’une « telle étude prospective devrait mesurer les coûts/bénéfices de chaque scénario sur l’ensemble des indicateurs afin de choisir la meilleure trajectoire d’évolution du cheptel bovin qui n’est pas nécessairement celle d’une diminution du cheptel ». Sébastien Windsor faisait lui aussi référence à « la compétitivité…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article