Cuma : Le sens du collectif

 - Illustration Cuma : Le sens du collectif
Jérôme Gadby et Damien Georgeault sont, respectivement, trésorier et président de la Cuma de Piré qui compte cinquante sociétaires.

Elles sont près de 12 000 en France et regroupent quelque 200 000 adhérents. Les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) continuent à faire vivre l’esprit d’entraide agricole depuis bientôt 80 ans. Et avec la pénurie de main-d’œuvre et le coût croissant d’un matériel toujours plus spécialisé, le modèle garde toute sa pertinence. Rencontre avec une pionnière bretillienne : la Cuma de Piré. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture française doit se reconstruire et se moderniser. Sous l’impulsion du ministre de l’Agriculture, le Finistérien François Tanguy-Prigent, une ordonnance portant sur le statut juridique de la coopération agricole est publiée en octobre 1945. Le texte précise les règles de constitution, d’administration et de fonctionnement des coopératives, ainsi que les droits et obligations des sociétaires. C’est l’acte de naissance des coopératives d’utilisation de matériel agricole. Sensibles à l’esprit d’entraide et de solidarité, de nombreux militants de la Jeunesse agricole catholique, très implantée en Bretagne, s’investissent alors dans ces structures et contribuent à leur essor. Le parc matériel comprend notamment dix tracteurs, deux ensileuses, deux moissonneuses, deux tonnes à lisier et une remorque autochargeuse. Une alerte septuagénaire Aujourd’hui, rares sont les coopératives à avoir connu cet âge d’or. Et la Cuma de Piré, créée en 1952, figure désormais parmi les doyennes du département. Celle qui, à ses débuts, comptait 12 membres, un salarié, un tracteur, quelques charrues et un cultivateur a bien grandi au fil des années. « Nous sommes actuellement 50 membres, souligne Damien Georgeault, principalement des agriculteurs de la commune, installés en polyculture élevage, avec des dominantes lait, volailles et porcs. La Cuma emploie neuf salariés, trois apprentis et elle a réalisé un chiffre d’affaires de 987 000 euros l’an passé. Quant au parc matériel, il comprend dix tracteurs, deux ensileuses, deux moissonneuses, deux tonnes à lisier, une remorque autochargeuse pour la récolte,…

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