Aux portes de Rennes, il se bat pour conserver ses surfaces

12866.hr - Illustration Aux portes de Rennes, il se bat pour conserver ses surfaces
Le 22 juillet, à la mairie de Thorigné-Fouillard. De gauche à droite : Gaël Lefeuvre, Laurence Maillart-Méhaignerie, Denis Georges et Étienne Bricet.

Soutenu par plusieurs élus, Denis Georges, éleveur en vente directe à Thorigné-Fouillard (35), a entamé une procédure contre Rennes Métropole pour maintenir sa surface agricole, base de son autonomie. Il y a 4 ans, les élus de Rennes Métropole ont annoncé à Denis Georges qu’ils souhaitaient reprendre 24 ha de terres que la collectivité lui louait en vue d’un projet d’urbanisation. « Aucune compensation, ni financière ni en terres, ne m’a été attribuée », reproche l’éleveur basé à Thorigné-Fouillard, à proximité de la rocade Est de Rennes. Pour le moment, il peut encore cultiver ces terres avant la mise en place concrète du projet, mais ensuite son système de production sera mis à mal. « Ces surfaces sont fondamentales pour l’autonomie de mon exploitation », précise l’agriculteur qui verrait sa SAU passer de 64 à 40 ha. Il élève des volailles en plein air, des vaches allaitantes (veaux de lait) et du porc sur paille. « Tout est en vente directe. Je produis du blé, de l’orge, du maïs grain servant à l’alimentation de mes animaux et j’ai aussi des prairies. » « Rien ne bouge » Prenant un avocat, il a entamé une procédure contre Rennes Métropole. « Il y a eu 4 audiences de conciliation puis 9 audiences au tribunal reportées. Rien n’a bougé. » L’agriculteur s’est par ailleurs porté candidat sur deux opportunités de libération de terres dont une jouxtant son exploitation. Mais il n’a pas été retenu par la Safer. Le 22 juillet, Denis Georges a organisé une rencontre en présence de Gaël Lefeuvre, maire de Thorigné-Fouillard, de Laurence Maillart-Méhaignerie, députée de la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine, et d’Étienne Bricet, président local FDSEA. Tous le soutiennent et souhaitent qu’une solution puisse être trouvée pour que la ferme « Les volailles du Pâtis » puisse perdurer et peut-être voir un jour s’installer le fils de Denis Georges, actuellement en école d’agriculture. « Dans le…

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