Trouver de quoi relever l’association

12642.hr - Illustration Trouver de quoi relever l’association
Une partie des membres du conseil d’administration s’est retrouvé à la ferme maraîchère Legumaj Kergwenn de Anne et Yann Desallais-Paulet.

Le conseil d’administration du Civam 29 s’inquiète de la situation financière de l’association, mise à mal par des baisses de subvention. « Les subventions du Conseil départemental ont été réorientées vers des structures dites efficaces et prioritaires », explique amèrement Anne Desallais-Paulet, maraîchère à Plomelin et membre du conseil d’administration du Civam 29. « Pourtant et depuis 25 ans, nous entretenons des campagnes vivantes et solidaires, en aidant à l’installation et à la transmission pour une agriculture autonome et économiquement viable », ajoute-t-elle. L’aide départementale annuelle se montait à 25 000 €/an ; à cela s’ajoutent « des restrictions de financement de formation des porteurs de projets par le fonds de formation des agriculteurs Vivea ». Concrètement et sur un budget annuel de 245 000 €, « nous avons acquis 133 000 € de manière certaine ; sont encore en attente des réponses pour environ 40 000 €. Il manque donc 72 000 à 80 000 € pour clôturer l’année ». La trésorerie actuelle permettrait de tenir jusqu’à septembre, mais « si nous ne trouvons pas rapidement de quoi relever l’association, celle-ci entrera en procédure de sauvegarde ou redressement judiciaire et pourrait être menacée de disparition ». Le Civam 29 regroupe 140 membres, 3 salariés permanents et 1 salarié en CDD. 100 porteurs de projet aidés par an Parmi les orientations priorisées du Civam 29, celui de l’installation. « Nous accompagnons 100 porteurs de projet par an. La Région a mis l’installation agricole comme enjeu fort, ce serait cohérent de nous aider dans ce sens », note Yann Desallais-Paulet. L’association se mobilise sur d’autres sujets comme l’entretien d’un lien entre consommateurs et producteurs, l’accompagnement de magasin de producteurs, ou encore « en menant des réflexions sur l’alimentation pour tous. Nous sommes sollicités par les collectivités au sujet des PAT (Projets alimentaires territoriaux). On le fait à titre gracieux », conclut le maraîcher. …

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