Economie, marchés et gestionFinistère

« Derrière un désordre, un ordre »

François Lenglet explique les raisons de l’inflation. Il prévoit la fin de la mondialisation économique avec derrière une longue période de croissance.

« Quand la société s’agite, l’économie se recentre sur son propre territoire et obéit aux injonctions de la société ». François Lenglet, spécialiste en économie, a présenté une rétrospective de la situation géopolitique et économique lors de l’assemblée générale de Cerfrance Finistère, à Brest. « Le Royaume-Uni et les USA sont les 2 pays qui sont revenus le plus rapidement au souverainisme et au protectionnisme. Ils ont une flexibilité que nous n’avons pas ». Le chroniqueur estime que le libéralisme économique se termine, « Derrière un désordre, il y a un ordre ».

L’inflation va durer

« L’inflation va durer », prévient-il. Elle a pour origine la règle du « quoi qu’il en coûte, les Banques Centrales ont créé de la monnaie de façon démesurée. On a fait de la monnaie pour nous épargner la facture, nous sommes maintenant rattrapés par la dette ». Seconde raison de cette inflation, le « pricing power », autrement dit l’aptitude d’une entreprise à relever et maintenir ses prix au-dessus de ceux de ses concurrents. « Quand on est trop cher sur un marché mondialisé, on sort de ce marché. Or ce n’est plus le cas, la pression concurrentielle descend ». François Lenglet aborde enfin le sujet de la démographie, avec de grands pays producteurs qui connaissent un choc démographique. « L’employeur n’a plus le rapport de force en sa faveur, la population active diminue de 7 millions de personnes chaque année. Dans des régions comme le Kansas (USA), le salaire des non-qualifiés augmente plus que celui des qualifiés ».

La croissance reviendra

Certains pays européens se retrouvent dans une position délicate. C’est le cas de l’Italie, « en situation dramatique. Le pays est en chute libre, on observe un exode des populations car il n’y a plus d’opportunités. Cette grande transformation nous ramènera un peu dans l’économie des années 70 ». L’intervenant pense qu’il est possible de connaître encore des secousses financières dans les années à venir, mais que « suivra une longue période de croissance ». L’agriculture profitera-t-elle de ces beaux jours ? « L’offre se restreint, la tendance est haussière. Nous entrons dans un monde où il y a plus de bouches à nourrir, avec une circulation des denrées qui est plus compliquée », conclut-il.

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