Machinisme et équipements

Intrants : Les rouages du machinisme grippés

Les consommables, les pièces de réparation et les machines neuves subissent une envolée de leurs tarifs. Certains composants viennent à manquer.

La liste des fournitures introuvables ou aux délais de livraison étendus s’allonge au fil du temps. Tracteurs, composants électriques ou niches à veaux deviennent de plus en plus difficiles à dénicher. « Des huiles très prisées, comme la 15W40, deviennent introuvables sous certaines marques, alors que ce sont des références pour des modèles de tracteurs. Dans ces lubrifiants, les additifs viennent à manquer », observe Alain Laurec, directeur de la FDCuma du Finistère. Le scénario en cours est pire que celui connu lors de l’incendie de l’usine Lubrisol de Rouen et qui avait créé un début de pénurie ; ce site de production irrigue en bonne partie le marché français.

Dans la coopérative de matériel en commun, un bond important a été constaté entre l’appel à projet de 2021 et celui de 2022 : en regardant le prix au litre d’une huile moteur classique 15W40, l’augmentation constatée sur un an est de 40 %.

De 6 centimes à 60 €

Dans les concessions de matériels spécialisés, « nous n’avons strictement aucune visibilité. Pour une herse étrille commandée il y a 9 mois et destinée à désherber les artichauts, je n’ai pas de réponse, même approximative, de mon fournisseur pour une date de livraison », témoigne Mathieu Berthou, commercial pour l’entreprise Le Saout, de Cléder (29). Les délais s’allongent, des pièces de base comme des moteurs hydrauliques ou de simples boulons sont aux abonnés absents chez les fabricants. « Quand la marchandise est disponible, les tarifs flambent : sur un boîtier de commande d’un pulvérisateur, le prix d’un simple composant est passé de 6 centimes à 60 €…», fait observer le Finistérien. 

L’AdBlue a doublé
Concernant l’AdBlue, « le prix reste le principal problème. Si des difficultés d’approvisionnement ont été évoqués à un moment, la chaîne de distribution a depuis redémarré », observe Jean-Marc Le Roux, délégué régional de la fédération Entrepreneurs des Territoires. Facturé dans les 40 centimes en 2021, le prix au litre a flirté les 1 €, pour s’établir désormais aux environs des 0,84 ct/L (suivant les volumes commandés). Selon les indicateurs d’Agrest, les produits de protection des cultures font office d’exception, avec une baisse de prix de 0,1 % sur 1 an.

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