Un poulailler breton du tronc à la boîte en carton

dd8248.hr - Illustration Un poulailler breton du tronc à la boîte en carton
Xavier Pisson propose ses poulaillers dans sa boutique située à Plouha, on y trouve aussi tout le matériel nécessaire pour élever des poules ainsi que des nichoirs pour les oiseaux et des logis pour insectes.
À 21 ans, Xavier Pisson est à la tête d’une entreprise qui fabrique et commercialise des poulaillers pour les particuliers et les collectivités. Les poules élevées dans les jardins peuvent maintenant avoir un logement 100 % breton. 

S’il se dit qu’un célèbre personnage de bande dessinée est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, Xavier Pisson quant à lui a dû être enfermé dans un poulailler au même âge. Avec des grands-parents agriculteurs du côté maternel et paternel, dès que sa journée d’école était terminée il passait son temps sur la ferme de Bringolo (22) parmi les poules et les lapins. « À l’âge de six ans, j’ai construit mon premier poulailler dans le jardin chez mes parents pour loger mes deux poules. Lorsque je suis passé à six poules, j’ai agrandi le poulailler, puis une nouvelle fois en passant à dix et ainsi de suite car je suis monté jusqu’à trente pondeuses », raconte le jeune entrepreneur de 21 ans.

[caption id=”attachment_53977″ align=”aligncenter” width=”720″]dd8249.hr Les poulaillers Cot Cot House trouvent facilement leur place dans le jardin.[/caption]

Des astuces pour s’occuper rapidement des poules

Il a ensuite imaginé un mécanisme de poulies et de ficelles permettant d’ouvrir et fermer facilement et rapidement les trappes d’accès à l’extérieur ainsi que les pondoirs. Il a aussi trouvé un système pour remplir les mangeoires avec de l’aliment en un seul mouvement. « Il fallait multiplier les astuces pour que je puisse m’occuper rapidement de mes poules avant de partir à l’école le matin. » Au-delà d’être ingénieux, Xavier Pisson dès son plus jeune âge avait déjà le sens du commerce. Le mercredi, il allait vendre sa production d’œufs dans son quartier pour se faire un peu d’argent de poche. Mais ses astuces sur les poulaillers plaisaient tellement qu’il a commencé à fabriquer des poulaillers pour les membres de sa famille et ses voisins. En voyant l’engouement que cela suscitait autour de lui, il a souhaité toucher une clientèle plus large. « J’ai alors commencé à faire le tour des magasins qui commercialisaient des poulaillers pour vérifier où ils étaient fabriqués. Si les noms étaient français, les poulaillers eux étaient pour la plupart importés d’Asie. C’était des modèles très légers et donc peu robustes », remarque Xavier Pisson.

[caption id=”attachment_53975″ align=”aligncenter” width=”720″]dd8250.hr Les poulaillers sont fabriqués en Bretagne dans des Esat par des personnes en situation de handicap.[/caption]

Quatre modèles de poulaillers pour les particuliers

En 2018, à l’âge de 17 ans, il crée sa société Cot Cot House. Il est encore étudiant au lycée en classe de première dans une branche industrie, développement durable avec spécialité architecture et construction. L’idée était de se dégager un petit salaire qui remplacerait un emploi d’étudiant grâce à la construction de poulaillers le week-end. « L’activité a très vite pris de l’ampleur et je n’arrivais pas à suivre au niveau de la fabrication. J’ai alors eu l’idée de faire fabriquer mes poulaillers par des travailleurs en situation de handicap. » Après avoir obtenu son bac, Xavier est parti trois mois aux USA pour travailler son anglais. Dès son retour, il intègre une école en Belgique pour étudier le design industriel. Finalement il termine sa première année en Bretagne en suivant ses cours à distance à cause de la situation sanitaire liée au Covid. « La période de confinement a créé un tel engouement pour les poules que les demandes de poulaillers ont explosé et qu’il fallait faire un choix entre les études et le développement de l’entreprise. Je me suis alors lancé à 100 % dans Cot Cot House. » Aujourd’hui la gamme de poulaillers se compose de quatre modèles pour les particuliers allant de deux à cinq poules. Il existe aussi un modèle qui peut accueillir jusqu’à dix poules qui est vendu aux particuliers ainsi qu’aux collectivités. « Plusieurs Ehpad et écoles ont acheté ce modèle qui est aménagé spécifiquement pour que les résidents puissent s’occuper facilement des poules et les observer tout au long de la journée grâce à une porte vitrée située sur le poulailler. »

[caption id=”attachment_53976″ align=”aligncenter” width=”720″]dd8251.hr Ce poulailler rehaussé possède une porte vitrée pour que les résidents de l’Ehpad de Collinée (22) puissent observer et s’occuper des pondeuses.[/caption]

Un poulailler 100 % breton

Xavier Pisson a un slogan : Cot Cot House, c’est engagé et breton du tronc à la boîte en carton. En effet, tous les matériaux viennent de Bretagne et toutes les étapes de la fabrication se font aussi sur la région. « J’utilise du pin Douglas qui a la particularité d’être imputrescible et l’avantage de pousser en Bretagne. Après abattage, il est scié dans le Finistère dans un établissement où travaillent des personnes en situation de handicap. Au total je travaille avec six ateliers différents en Bretagne pour assurer les différentes étapes nécessaires à la fabrication des poulaillers. » Tout est breton : les menuiseries, les parties métalliques et même le carton d’emballage.

Contact : Cot Cot House
Mail : contact@cotcothouse.fr
Tel : 09 70 50 02 70
Site : www.cotcothouse.fr


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