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Laver les caillebotis n’est plus une corvée

Lors du vide sanitaire, Christophe Beurel (EARL de La Marronnière) loue une machine spécifique pour le lavage des caillebotis plastiques avec, à la clé, un gain de temps et une réduction de la pénibilité.

« Cela fait 10 ans que j’utilise cette machine spécifique pour le lavage des caillebotis plastiques lors de mes vides sanitaires. J’ai découvert son existence par hasard. Un jour, Roger Baudouin – son inventeur – s’est arrêté ici en se trompant d’élevage et il m’a parlé de sa machine », se rappelle Christophe Beurel, éleveur de 8 500 dindes reproductrices à Plessala (22). Aujourd’hui, c’est l’entreprise de Florent Brillet qui est spécialisée dans le nettoyage de bâtiments d’élevages et la location de pompes haute pression qui propose ce matériel à la location. « Nous avons 7 machines spécifiques pour le nettoyage des caillebotis plastiques que nous louons aux éleveurs avec une pompe haute pression si besoin », explique Florent Brillet.

Un trempage avant le lavage

La machine est équipée d’une buse en dessous, 2 buses au-dessus et 2 rotabuses de chaque côté. Une fois posé sur la machine, le caillebotis avance automatiquement pour être nettoyé et il ressort totalement propre de l’autre côté. « Nous pouvons monter à 200 bars de pression », précise Florent Brillet. Il ajoute qu’un débit d’eau de 60 à 70 litres/minute est nécessaire pour que cela fonctionne correctement. Le débit de chantier est entre 100 et 180 m2 de caillebotis nettoyés par heure. Le conseil est de les pré-tremper à l’aide d’un asperseur pendant 48 à 72 heures avant le nettoyage et de ne pas les empiler sur plus d’un mètre de hauteur. « L’idéal est de pouvoir les mettre dans des bacs de trempage pendant une bonne journée avant le nettoyage. Certains éleveurs font une sorte de piscine avec des big de paille et une bâche pour y plonger tous les caillebotis. »

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Florent Brillet, gérant de l’entreprise de nettoyage du même nom, et Christophe Beurel, éleveur de dindes reproductrices à Plessala (22).

Une matinée pour laver 380 m2 de caillebotis

Christophe Beurel se souvient : « Sur mon élevage, il fallait 2,5 jours de travail à 4 personnes pour sortir et laver sur la dalle les 540 caillebotis. Avec la laveuse, il nous faut une matinée à 4 personnes pour laver les 380 m2 de caillebotis et ce n’est plus une corvée. La location de la machine, sur laquelle je branche ma pompe haute pression à eau chaude, me coûte 0,65 €/caillebotis soit 0,72 €/m2. » Il faut compter 1,05 €/m2 pour la location de la laveuse avec la pompe haute pression. L’éleveur considère que le temps de travail économisé (40 heures de main-d’œuvre salariée) paie la location. « Cela permet aussi à mes deux salariés de pouvoir prendre quelques jours de repos supplémentaires. »

Des pompes haute pression en location
« Mon père a créé l’entreprise en 1990 avec une grosse activité de nettoyage des bâtiments d’élevage et curage des fosses profondes. J’ai intégré l’entreprise en 2000 et j’ai développé la location de pompes haute pression pour que les éleveurs puissent laver eux-mêmes leurs bâtiments avec du matériel performant », raconte Florent Brillet dont l’entreprise est basée à Brécé (35). Une bonne pompe haute pression coûte autour de 30 000 € et certaines productions comme les pondeuses ou les volailles reproductrices en ont l’utilité qu’une seule fois par an. Ce système de location était un bon moyen de pallier les difficultés que l’entreprise rencontre pour recruter du personnel. « La pompe haute pression et le matériel nécessaire pour le lavage sont livrés directement sur site. Il faut compter 500 € par semaine qui est le temps nécessaire pour laver la coque, le matériel, le pondoir et les caillebotis d’un poulailler de 6 000 pondeuses », indique Florent Brillet.
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