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Porc : À la recherche d’une plus grande autonomie protéique

La SARL Le Gall, au Cloître-Pleyben (29), travaille depuis plusieurs années à la réduction du taux de protéines dans l’aliment des porcs. Le coût de la tonne fabriquée s’en ressent.

Le taux de protéines dans l’aliment des charcutiers est souvent au-delà des besoins des animaux. Partant de ce constat, Jean-Lou Le Gall s’est formé à la formulation et à l’analyse des marchés. 6 500 tonnes d’aliments sont fabriquées chaque année sur son élevage de 650 truies naisseur engraisseur, en production Label Rouge. L’éleveur achète des acides aminés de synthèse et plusieurs tourteaux en fonction des opportunités économiques. Le tourteau de soja ne représente plus que 2 à 3 %, en moyenne, dans la composition des aliments. « J’ai progressivement diminué le taux de protéines dans les aliments charcutiers, en analysant, en parallèle, les résultats de gestion technique et économique ».

5 menus en engraissement

L’éleveur distribue plusieurs aliments en engraissement : nourrain, croissance, finition et deux transitions, soit 5 menus, de 20 à 100 kg de poids des animaux. Il utilise des tourteaux secondaires (colza, tournesol) et des co-produits. La distribution en soupe est précise : « Avant, l’élevage comptait une soupière et un circuit long. Aujourd’hui, les deux soupières et les trois circuits permettent de distribuer plus vite, avec plus de précision ». L’aliment nourrain contient 15 % de protéines, l’aliment croissance 13,5 % et le finition 12,5 % (voir tableau). La baisse de protéines dans les aliments est corrigée par l’apport d’acides aminés, en respectant le concept de la protéine idéale (avec des effets positifs sur la sécurité digestive des porcs en raison de la moindre présence de protéines indigestibles). Cette composition et les 5 différents aliments en croissance permettent d’abaisser le taux de protéines moyen, par rapport à une alimentation « classique » de 12 %, le taux de lysine digestible de 5 % et le taux de tourteau de soja de 70 %. Au total, 6 euros sont économisés par tonne distribuée en engraissement. Le coût de croît est de 0,50 €/kg contre 0,586 en moyenne chez les fafeurs d’Evel’Up.

En gestante

La démarche de baisse du taux de protéines est également à l’œuvre en gestante avec l’adoption de programmes alimentaires biphase voire triphase. « Avant de se lancer dans une telle démarche de réduction des protéines, il faut se former », insiste Jean Lou Le Gall, devant ses collègues d’Evel’Up, réunis en ligne lors d’un forum technique. « Nos animaux ont évolué, leurs besoins sont différents ; il faut se faire accompagner pour progresser dans ce domaine ». Car, la première étape vers plus d’autonomie reste l’économie de protéines dans l’aliment. 

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