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« La forêt a un bel avenir »

L’intérêt et la demande croissante pour le bois assurent des débouchés pour la forêt française et ses professionnels. Même si elle est souvent une activité secondaire, la sylviculture est un métier à part entière. Témoignage de Hervé Le Net.

Hervé Le Net en est persuadé, la forêt a un bel avenir. « Le bois a de plus en plus de place dans notre société, dans la construction, pour le chauffage. La forêt est source de biodiversité et stocke du carbone. Elle s’inscrit pleinement dans une économie locale et durable ». Intarissable sur le sujet, Hervé Le Net a fait de sa passion son métier. « Mon père, agriculteur, était passionné par le bois. Il m’a transmis sa passion et des parcelles boisées », explique Hervé Le Net, qui est sylviculteur, éleveur de forêt, et producteur de bois. « Je me suis vite rendu compte qu’il n’y avait pas que les côtés techniques à maîtriser, mais aussi beaucoup d’aspects économiques et réglementaires », se souvient-il. Hervé Le Net décide de suivre une formation à la gestion forestière proposée par le Centre régional de la propriété forestière. « Cette formation m’a permis d’aborder toutes les spécificités de la sylviculture, en termes de production forestière, d’assurance, de fiscalité et de social. ».

Bien s’entourer

En plus de cette activité de sylviculture, Hervé Le Net est devenu, en 2017, exploitant forestier à Rohan (56). « J’ai complété mon activité de production par du négoce, explique-t-il. J’achète du bois sur pied ou des parcelles boisées à d’autres sylviculteurs sur toute la Bretagne ». Dans cette nouvelle facette de son métier, il gère des chantiers d’exploitation, demande des autorisations de coupe et négocie des contrats de vente, autant d’activités avec une réglementation très spécifique. C’est pour s’informer sur tous ces aspects réglementaires qu’Hervé Le Net recommande d’être bien entouré. Il adhère également au syndicat des producteurs de la forêt privé du 56. « J’accède ainsi à des informations sur l’économie forestière. »

Un métier sur le long terme

Investir dans une forêt permet de diversifier son patrimoine et de valoriser certaines parcelles qui ne le sont pas en cultures. « La sylviculture est un lien entre plaisir d’avoir un bois et un complément de revenu », se plaît à souligner Hervé Le Net. Cet investissement sur le long terme est accompagné par des avantages fiscaux et des facilités de donation et de succession, ce qui permet de transmettre un patrimoine à ses enfants. « On dit souvent qu’une génération plante, la suivante valorise le bois. Pour bien gérer ces aspects patrimoniaux, il est important d’être bien conseillé », précise le sylviculteur.

Anticiper
Dans un contexte de changement climatique, la sylviculture doit anticiper. « En forêt, on travaille sur un milieu naturel qu’on ne peut pas modifier ou aider, par exemple avec des engrais. On ne peut planter que les essences que la terre accepte. Mais est-ce que ce seront les mêmes dans 40 ou 80 ans ?», s’interroge Hervé Le Net, sans pour autant baisser les bras. « Il faut continuer à planter des arbres, c’est une valeur d’avenir ».
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