Élevage

Répercuter la hausse du coût des matières premières

Les aviculteurs demandent que la hausse du coût des matières premières, qui fait augmenter le prix de revient du poulet de 7,7 %, soit prise en compte par les distributeurs lors des négociations.

Avec des cotations en hausse généralisée des matières premières, les indices de coût de l’aliment calculés par l’Itavi sont en hausse pour l’ensemble des espèces de volailles. Par rapport à octobre 2020, l’indice aliment progresse pour le poulet standard (+ 4,8 %), la dinde (+ 5,5 %) et la poule pondeuse (+ 4,9 %). Pour le poulet, au 1er décembre 2020, la hausse du coût des matières premières conduit à une augmentation de 14,7 % du coût de l’aliment et à une augmentation de 7,7 % du prix de revient. Par ailleurs, les indicateurs interprofessionnels, issus des accords du 3 mai 2011, montrent une répercussion insuffisante du coût des matières premières depuis 3 mois, ce qui devrait engager des renégociations avec le secteur de la distribution. « Pourtant, les messages récemment reçus sur le terrain laissent à penser que l’ambiance n’est pas à la répercussion des hausses dans les négociations avec la distribution. Elle semble au mieux à l’indifférence, au pire, à la baisse », déplore la Confédération Française de l’Aviculture (CFA) dans un communiqué.

Revaloriser le prix payé aux éleveurs

Les éleveurs traversent aujourd’hui une situation difficile, où, à l’augmentation du coût de l’aliment s’ajoutent des coûts liés à des investissements ou à des évolutions de cahier de charges visant à répondre aux nouvelles attentes sociétales. Ces évolutions n’apportent pas de gain de productivité, bien au contraire. « Une revalorisation du prix payé aux éleveurs, via une répercussion des hausses des coûts de production, est vitale », explique Jean-Michel Schaeffer, président de la CFA. Isabelle Leballeur, secrétaire générale ajoute : « Les éleveurs sont prêts à prendre leur part dans l’effort, mais sans répercussion, la situation sur le terrain et les relations avec les opérateurs risquent de s’envenimer. La compréhension et la solidarité manifestées par les distributeurs pendant les deux confinements doivent aussi se traduire dans les négociations en matière de prix. »

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