Réduire les émissions d’ammoniac

Dsc 0705 Paru 11 2020 - Illustration Réduire les émissions d’ammoniac
En fonction du type de production, de l’alimentation ou encore des bâtiments et du temps passé des animaux à l’intérieur, les émissions de particules varient.
Au travers du plan national de réduction des émissions de Polluants atmosphérique, dont l’ammoniac fait partie, la France prévoit de réduire ses émissions de 13 % d’ici 2030. Le secteur agricole, et particulièrement l’élevage, est concerné.

La mauvaise qualité de l’air entraîne à la fois des problèmes environnementaux (diminution des rendements des cultures, perte de biodiversité liée à un surplus d’azote…) et de santé (infections respiratoires, décès prématurés…).

Les émissions d’origine animale

L’élevage est la plus grande source d’émissions d’ammoniac dans l’atmosphère. En fonction du type de production, de l’alimentation ou encore des bâtiments et du temps passé des animaux à l’intérieur, les émissions de particules varient. Notons que le stockage des effluents d’élevage en bâtiment et les pertes par épandage représentent chacun 19 % des émissions d’ammoniac.
D’autres pratiques génèrent des émissions d’ammoniac, telle que, dans le cas de l’élevage bovin, l’association de la paille dans les litières. Pour ce qui concerne les volailles, les émissions sont très liées aux systèmes de batterie avec stockage des fientes en fosse profonde ouverte sous les cages ou aux salles d’élevage avec litière pour les poulets de chair.

Les émissions liées aux pratiques sur le champ

Les pratiques liées à la fertilisation des terres sont émettrices d’ammoniac, en premier lieu car 10 à 20 % de l’azote épandu en surface est perdu par volatilisation, surtout dans les heures qui suivent l’épandage. Cette volatilisation de l’ammoniac est par ailleurs plus prononcée lorsque l’épandage de fumier ou de lisier est réalisé sur des résidus de paille. Enfin, notons que certains résidus de culture vont davantage faire barrière que d’autres et empêcher les fertilisants azotés d’atteindre le sol. En conséquence, ils favorisent la volatilisation dans l’air.
En dehors de ces pratiques, liées à l’activité, il faut également prendre en compte certains facteurs environnementaux. Les caractéristique du sol (sec et/ou sablonneux), ou encore les conditions météorologiques comme la sécheresse pèsent aussi dans les émissions d’ammoniac. Les leviers d’action portent principalement sur l’alimentation et la gestion des effluents. Il est par exemple recommandé d’augmenter le temps de pâturage, de limiter le temps de présence des effluents en bâtiments, de couvrir les fosses, d’utiliser un matériel d’épandage peu émissif (ex : pendillards)…

Vigilance face aux investissements

Le conseil est de rester vigilant quant à la nature des futurs investissements sur l’exploitation pour diminuer les émissions d’ammoniac tout en mettant en œuvre les bonnes pratiques qui sont nombreuses.

Sabine Huet / Cogedis


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