Élevage

Normande : l’aptitude bouchère recherchée

La Normande peut produire une viande de qualité, en schéma traditionnel de type herbager ou avec une conduite orientée maïs pour produire du taurillon. Les éleveurs peuvent s’appuyer sur le nouvel ISU qui introduit les aptitudes bouchères.

La mixité de la race Normande permet aux éleveurs d’aller chercher de la valeur ajoutée en misant sur les filières qualité, comme la STG (spécialité traditionnelle garantie) ou Ma Normande locale. De quoi permettre une plus-value comprise entre 200 et 300 euros par vache de réforme, alors que les volumes restent pour le moment assez modestes.

Synthèse bouchère : précocité et conformation

L’ISU intègre donc les index disponibles pour l’amélioration du potentiel boucher de la race, à savoir l’évaluation génétique des performances à l’abattage des veaux de boucherie et des jeunes bovins.
« La Normande a décidé de donner un poids à ces nouvelles valeurs, qui sont de nature économique. Le poids donné est proportionnel au chiffre d’affaires généré par la viande dans le CA des exploitations laitières. Cela repositionne l’enjeu de valorisation de la valeur bouchère, qui auparavant était appréciée par des vaches laitières pointées en cours de lactation », explique Jean-Christophe Boittin, responsable produits Normandes à Evolution.

Ce poids économique du produit viande varie entre 17 % et 30 %, en fonction de la présence ou non d’un atelier d’engraissement, une autre piste pour récupérer de la valeur ajoutée.
« Le premier effet est d’identifier les individus très déviants sur la valorisation bouchère, car le fait d’avoir un produit plus homogène permet de structurer les filières. L’autre enjeu consiste à voir si cette nouvelle information pénalise la progression génétique sur les autres critères, avec la potentielle opposition entre le lait et la viande. Or sur les index de valorisation bouchère, la capacité d’un animal à se développer rapidement est liée de façon positive à produire du lait. C’est ce qu’on appelle la précocité. »

Bientôt les gènes d’intérêt

L’OS Normande souhaite savoir si les orientations prises répondent aux objectifs et aux attentes et dans le cas contraire, procéder à un ajustement des pondérations. « C’est le cas notamment avec les gènes d’intérêt comme la capacaséine, dont on souhaite qu’elle se répande dans la race » précise Albéric Valais, le directeur de l’organisme de sélection. « Sans parler des anomalies génétiques comme l’alopécie qui, intégrées dans l’Isu, permettraient de limiter les risques lors des accouplements. »
Autre chantier pour l’OS Normande, la prise en compte prochaine de la gestion de la variabilité génétique, c’est-à-dire l’intégration des notions de consanguinité et de parenté. « Les indicateurs pris en compte seraient intégrés dans l’Isu via un système de bonus – malus. »

Christian Evon

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