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L’Administration loue le dynamisme des agriculteurs

Les relations entre agriculteurs et les services de l’État n’ont jamais été aussi bonnes que pendant le confinement. Les premiers se sont sentis soutenus.

Une fois n’est pas coutume. C’est la satisfaction qui l’emportait lors de la rencontre entre le secrétaire général de la préfecture, Guillaume Quenet, et les agriculteurs, chez Valérie et Thierry Courtois, à Saint-Avé, mardi 12 mai. « Nous avons senti un soutien administratif pendant la période de confinement », assurait ce dernier. Frank Guéhénnec, président de la FDSEA, remerciait son interlocuteur. « Les services administratifs ont été réactifs et nous ont permis de travailler. Nous avons eu une forme de reconnaissance ». Même satisfaction du côté de l’Administration. « Les filières agricoles ont fait preuve de dynamisme. Les circuits courts ont permis de valoriser les productions », assurait Guillaume Quenet.

Les époux Courtois ne diront pas le contraire. Le couple travaille 95 hectares et élève deux troupeaux bovins de 45 laitières et de 70 allaitantes. Pendant le confinement, la vente directe de viande a explosé sur la ferme. Les éleveurs se sont adaptés en mettant un ‘drive’ en place et en communiquant via les réseaux sociaux. « Beaucoup de nouveaux clients ont franchi le pas. Ils ont profité du confinement pour venir sur la ferme ». Il leur faudra les conserver pour atteindre l’objectif de 50 % de production vendue en direct (30 % actuellement). Un investissement dans une chambre froide sera alors nécessaire. « Pourquoi ne pas le faire collectivement, avec d’autres agriculteurs. Ce genre d’outil doit nous permettre de conserver la valeur ajoutée, de garder les marges ».

Revendications

Au niveau laitier, les époux Courtois ont levé le pied en tarissant les vaches un peu plus tôt et en vendant des amouillantes, suivant la tendance observée en Bretagne, – 2 % de production par rapport aux mêmes mois de l’an dernier. « On nous prépare à une baisse des prix qui est injustifiée », déplorait Marie-Andrée Luherne, responsable lait à la FDSEA. Frank Guéhénnec a profité de la rencontre pour dénoncer les nouvelles directives concernant la période d’épandage. Des propos appuyés par Thierry Courtois. « Si on enlève les week-ends et les aléas météo, il reste trop peu de temps pour épandre, surtout avec du matériel qui est souvent en commun ». Laurent Kerlir, président de la Chambre d’agriculture, a rappelé l’enjeu de l’approvisionnement local et dénoncé l’attitude de la RHD (restauration hors domicile) qui achète, au plus bas prix, à l’étranger. Il a également insisté sur la nécessité de faire respecter la loi Égalim, censée équilibrer les relations commerciales entre les maillons de la filière alimentaire.

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